Créations et Savoir-Faire 2011
Ce n'est pas parce qu'il ne se passe rien par ici depuis des lustres qu'il ne se passe rien dans la vraie vie. Disons que mon silence ici est motivé à 75% par le boulot et le manque de temps et à 25% par une bonne grosse flemme d'écrire. Mais j'ai cousu, j'ai tricoté, j'ai même brodé. Ce qui justifie amplement une petite virée à la capitale pour y dépenser tous les sous durement gagnés pendant ces périodes chargées...
Alors à Créations, je n'y allais pas pour le tissu, bien sûr, mais pour tous les petits machins qu'on y trouve et qu'on ne trouve pas d'habitude, pour l'ambiance, pour le plaisir, pour la joie de dépenser en quelques heures ce qu'on a mis des jours à gagner, bref, pour le bonheur irrationnel d'être entourée de tentations et de devoir quelque peu résister mais de pouvoir quand même un peu céder. J'ai même eu la surprise de dernière minute d'être accompagnée de ma petite mamounette, que j'ai appelée alors que j'attendais le train et qui n'a eu besoin que de quelques mots pour se laisser convaincre de céder elle aussi aux sirènes de la tentation.
Donc, j'ai acheté... du tissu. Bien sûr. Même si je n'y allais pas pour ça, je n'allais pas passer à côté de ces merveilleux tissus qui n'attendaient que moi pour croupir dans mes étagères, couvés par mon regard adorateur.

Chez France Duval-Stalla, chez qui je veux commander depuis un an et demi - j'ai bêtement résisté, à tel point que la popeline bronze qui me faisait tant envie n'existe plus. Autant vous dire que j'ai renoncé à être raisonnable au vu des rêves de popeline bronze qui hantent mes nuits et de l'obsession devant tout ce qui est plus ou moins bronze que j'ai développée depuis. Du coup, cette fois, je n'ai pas résisté, d'autant que quand on voit les tissus en vrai, c'est aussi vain que de tenter de renoncer au chocolat.

Du liberty chez les Tissus Anglais, à cette dame délicieuse qui vit dans deux mètres cubes de tissu et qui ne peut pas bouger le petit doigt sans être coincée, mais qui a toujours le sourire malgré les hordes d'affamées de liberty qui l'assaillent sans une seconde de répit.

Chez Anna Ka Bazaar, où j'ai eu le monsieur pour moi toute seule (enfin, avec ma maman) puisqu'on s'est jetées sur son tissu dès notre arrivée et qu'il n'y avait personne autour pour nous presser. Du coup, on a eu plein de temps pour bavarder et voir plein de jolis tissus et ma maman "qui n'avait besoin de rien et qui venait juste pour me tenir compagnie" a elle aussi rempli son petit sac. Incroyable cette sélection très bleue, qui tente de combler le fossé entre les tissus pour fille et les tissus pour garçon dans mes armoires. Sachant que le tissu à pois est quand même destiné à Alice ; )
Du tissu adhésif Dailylike de Toga, la grande nouveauté que je devais ab-so-lu-ment tester, ou du moins acheter, en attendant de tester. Evidemment, on peut faire la même chose pour moins cher avec juste du tissu et du thermocollant double-face, mais là c'est si facile, si rapide et si nouveau et rigolo que l'achat est pleinement justifié (non ?). J'ai ajouté des petits "patchs" thermocollants, je ne sais absolument pas ce que je vais bien pouvoir en faire, mais ils étaient très mignons et ils croupiront avec le reste le temps que je trouve une idée... J'ai aussi pris deux rouleaux de ruban adhésif, idem pour l'idée mais ça viendra sûrement avec le temps.

Du liberty Adelajda qui me fait envie depuis qu'il est sorti, un coupon de tissu Kokka à gros oiseaux rouges et un coupon de tissu enduit carreaux d'écolier chez Motif Personnel ; quelques petits coupons chez Motifs & Cie, dont un jersey qui est si petit que je ne vois franchement pas ce que je pourrai en faire, mais qui est vraiment doux.
Une razzia chez Panduro, où les vendeuses sont toujours aussi aimables et délicieuses, un plaisir d'acheter chez elles, comment ça vous sentez poindre l'ironie ??? Razzia partagée avec ma maman qui elle aussi s'est réjouie de la bonne humeur qui règne là-bas ! Petite - grosse - déception toutefois : une fois dépliés, les coupons sont microscopiques, mais bon, au moins là je sais que ça se rachète au mètre... on va espérer que je n'en aie pas besoin prochainement vu le trou météoritique creusé dans mon budget...
De quoi justifier auprès de mon cher et tendre le fait de l'avoir laissé un samedi entier sans moi mais avec les enfants tout ça pour aller acheter du tissu alors qu'il paraît que j'en ai trop (quoi ?? trop de tissu ? ça existe ça ? mais de toute façon je n'y allais pas pour acheter du tissu voyons !)... Tout un assortiment de tissus imprimés comics chez H & E, il était ravi, heureux, épanoui, il a quand même trouvé le moyen de râler, parce que je n'avais pas pris assez de chaque et que je n'avais pas pris TOUS les imprimés disponibles !! Mais bon, content quand même hein !

Magnifique photo où la moitié est dans le noir, c'est ça l'art, on comprend ou on ne comprend pas... Des cartes trop mignonnes des Editions Lugom (ou Ludom, chaisplus), du masking tape (je comptais en ramener genre 20 rouleaux (sens de la modération) mais il n'y avait pas tant de choix que ça...), et derrière, le petit livret Chaperon Rouge de Sylvie Castellano et Sophie Delaborde, plus un petit carnet et une petite trousse carrément irrésistibles avec des petites filles dessus, dont une s'appelle Alice, je ne pouvais pas passer à côté ! Vous pouvez apprécier sa beauté dans l'ombre tout à droite...
Des papiers épais imprimés, pour faire des petits bricolages avec les enfants ou pas (plutôt pas, d'ailleurs, ils sont trop jolis ces papiers), et quelques tampons... Je leur avais promis de leur ramener des petites surprises histoire de faire passer la pilule d'un samedi entier sans maman, je n'ai pas trouvé ce que je voulais (masking tape en pagaille, bricolages en carton/papier...) mais j'ai été sauvée par les tampons : la tête de mort a enchanté mon Romain qui ne l'a pas lâché de la soirée, son enthousiasme a frisé l'hystérie quand il a compris qu'il allait pouvoir en tamponner sur ses vêtements, c'est trop cool, ah la vache, oh j'en reviens pas, purée, c'est carrément trop bien, je cite. Pour Alice, intérêt plus modéré, mais elle était contente d'avoir des tonnes de tissus pour elle, donc tout va bien. J'oubliais de mentionner que j'avais aussi acheté un petit coupon avec des petits pirates pour Romain, qui a décidé que c'était son tissu préféré. Ouf, il n'a pas demandé de chemise avec.
Au total, budget explosé, l'équivalent de la catastrophe qui a détruit les dinosaures il y a 65 millions d'années, forcément, une météorite d'achats de 7 kg tout rond (j'ai pesé...), ça laisse des traces. Même si le tissu, ça pèse lourd, ça fait quand même un sacré sac de courses... Espérons que le budget saura se relever, contrairement aux dinosaures...
Devant ce gros tas d'achats, je ne sais pas si je suis crédible quand je dis que j'ai quand même vraiment beaucoup résisté ? Y a-t-il quelqu'un pour me croire ? Non ? Non mais si, je vous jure, il y a plein de choses que je n'ai PAS achetées. Bon en tout cas, à part deux trois choses par ci par là, je suis au régime pain sec et eau pour mes petits achats personnels, heureusement j'ai un peu de réserves et je pense pouvoir survivre sans apports supplémentaires pendant trois ou quatre mois (une petite voix perfide me souffle : trois ou quatre ans).
En résumé : malgré une extinction de voix fort mal à propos la veille au soir du salon, malgré une fatigue incommensurable, malgré la tête qui tourne devant toutes ces tentations et tous ces achats (ça faisait chting ! chting ! dans ma tête), malgré une gorge au supplice d'avoir crié et parlé toute la journée, je suis bien contente !
Le gilet de l'été
Jusqu'à cet été, je n'avais jamais tricoté de coton, estimant qu'il valait mieux réserver mes ardeurs à l'hiver et à l'alpaga ou à la laine, qu'on ne trouve jamais en magasin, alors que les gilets en coton abondent. En plus, d'habitude, en été j'ai envie de broder et pas de tricoter. Mais, mais, mais, il ne faut jamais dire jamais. Il suffit d'un mois de juillet pas estival pour un sou pour que la broderie retourne dans son carton et que l'envie de tricot ressurgisse. La raison dictant toutefois que même avec pluie et ciel gris, juillet est un mois d'été, j'ai cédé au coton et décidé de faire un essai... et comme Alice avait un besoin impératif de gilet rose...

J'avais acheté du coton Citronille l'an dernier (curieux pour quelqu'un qui ne tricote pas de coton...), c'était l'occasion rêvée de s'en servir. J'ai découvert à cette occasion quelque chose d'incroyable et dont je ne me suis pas encore tout à fait remise : quand on prend quelque chose dans son stock, ça fait de la place. C'est tout simplement révolutionnaire. Je vois que tout le monde ne comprend pas, j'explique. J'ai toujours considéré que le stock était comme qui dirait une réserve en cas de guerre, de rupture généralisée et mondiale, quelque chose où l'on peut piocher, mais où on ne pioche pas, en pratique. Du coup, quand je voulais commencer un nouveau projet, au lieu de regarder dans mon stock, j'allais souvent acheter ce que je cherchais. Ceci expliquant peut-être pourquoi mes armoires, tiroirs, placards et étagères débordent...

J'ai eu très envie d'un petit gilet mimi, avec des trous-trous, du point mousse, une petite allure désuette (si moderne), très petite fille modèle... J'ai sorti mon petit crayon, mon petit papier et ma calculette et, après plusieurs petits dessins et de nombreux calculs, j'ai pu activer les aiguilles... Pour aboutir à ce petit gilet qui me fait un peu penser à une gaufre au sucre avec son point ajouré en haut, ou alors à une jalousie aux pommes (mais roses, les pommes)...
Je suis contente de mon petit modèle, mais il y a toujours un mais, voire plusieurs. Déjà, le coton Citronille est filé de travers et le tricot va en biais. Alors, ça, je n'ai pas aimé du tout. Ca ressemble à quoi, un devant qui penche ? Vive le blocage, mais j'en ai un peu bavé. Ensuite, le coton Citronille rétrécit drôlement au blocage. Espérons qu'il a perdu tout ce qu'il devait perdre, sinon le lavage va me donner des cauchemars. Résultat, les manches sont trop courtes, le gilet aussi d'ailleurs, et l'emmanchure n'est plus comme il faut, ce qui fait que quand Alice lève le bras, le gilet tout entier se soulève aussi. Tttt ttt.
Ce petit point est tout de même bien mignon... bref, le modèle est retenu, il reste à faire des ajustements parce que je ne peux décemment pas proposer un modèle de Jalousie aux pommes d'amour minus et qui va de traviole. En plus, j'ai oublié de faire la boutonnière... bref bref, ce sera pour plus tard, mais il y aura bel et bien ce petit dessert au menu de blackrOse.

Bon appétit !!
Défi 13 # octobre : Bleu !
La maîtresse : Sortez vos copies, je passe dans les rangs ramasser les rédactions.
Moi : Quoi ? Mais c'était pour demain !
La maîtresse (regard blasé) : On m'a déjà servi cette excuse trois millions de fois.
A ceci près que l'on est toujours le 13, même si le ramassage des copies se fait traditionnellement le matin et qu'on a déjà bien entamé la soirée, je me suis sentie ce matin revenir à l'école : en voyant toutes les newsletters arriver sur le D13 bleu, j'ai commencé par me dire que les copines prenaient de l'avance et publiaient un jour avant (jamais arrivé jusque là, mais pourquoi pas), puis j'ai stressé devant le nombre et je me suis dit que peut-être... c'était moi qui m'étais plantée. Heureusement, ma rédaction était déjà terminée depuis plusieurs jours, il ne restait qu'à prendre les photos...

En fait, j'ai sauté de joie quand j'ai vu le thème de ce mois-ci. Ce n'est pas souvent, mais ça collait exactement avec mes projets, j'avais approvisionné du bleu et j'avais déjà plusieurs tenues en tête. Tout est parti du ravissant petit gilet tricoté par ma mamie, avec amour, ma mamie qui veut toujours se presser pour tricoter et qui parfois se couche tard, tout ça pour envoyer au plus vite les tricots chez moi, moi qui mets parfois un mois ou deux avant de lui envoyer une photo de son travail porté par son destinataire. Pour le coup, cette fois-ci j'avais un bon alibi, puisqu'Alice n'avait rien de bleu. La conclusion logique : mettre mon bleu de travail (je suis lamentable) et m'y coller.

non, je ne me suis pas amusée à bidouiller toutes les photos, la preuve...
En fait, j'avais tellement de tissus bleus et de patrons potentiels que je ne savais même pas quoi choisir. C'est finalement le hasard qui a décidé, un soir où j'avais fait des machines de tissus avec un optimisme délirant et où je me retrouvais avec des mètres et des mètres de tissu à repasser, avec un enthousiasme nettement moins délirant. Ces deux-là ont fini côte à côte dans la pile, ils allaient si bien ensemble que ce n'était plus la peine de réfléchir.
Et maintenant, on peut porter le petit gilet !
La vraie séance photo était ma grosse angoisse. Vu qu'on est le 13, que le soleil se couche de plus en plus tôt et que je suis rentrée vers 18h à la maison avec les petits, le créneau photo n'était pas large. Surtout qu'il faut maintenant compter avec l'humeur de mademoiselle qui est un ange à l'école (on m'en parle avec des soupirs de ravissement) et une plaie à la maison (j'en parle avec des soupirs de fatigue). Histoire de mettre toutes les chances de mon côté, j'ai annoncé tout de suite qu'elle aurait un grooos bonbon si elle était coopérative, ce qui l'a mise dans de bonnes dispositions. Chantage, chantage, il n'y a que toi. Evidemment, il a fallu payer Romain aussi pour ne pas se mettre entre l'objectif et le modèle, mais avec un petit bonbon seulement. Du coup, gros speed en rentrant, déshabillage/rhabillage express, photos dehors dans LE rayon de soleil de la journée, essayage en même temps, ouf, tout va bien, les photos sont prises, on est toujours le 13, temps, reprends ton vol.

Sur le mannequin, ça ressemblait un peu à une veste de pyjama et ça m'embêtait un peu quand même, pas que je n'aime pas peaufiner mes pyjamas, mais bon, et finalement sur miss Alice, je suis ravie, ça ne ressemble pas du tout à un pyjama. Petite précision et même avertissement pour celles qui voudraient faire la blouse : ça taille petit. J'ai eu très très peur qu'en plus de ressembler à un pyjama, ça finisse en pyjama trop petit et pas portable, ce qui est encore pire. Ca passe, je peux même boutonner le bouton tout en haut, mais c'est juste. Pour Alice qui a 3 ans et porte du 3 ans du commerce, j'avais pris la taille 100 avec petites marges, résultat, il faut taille 100 marges normales.
Et la séance photo m'ayant coûté deux bonbons plus quelques principes, on ne va pas s'arrêter en si bon chemin...
Bref, copie rendue à temps, coup double en plus, à quatre mains et deux bonbons. Du bleu à suivre, avec d'autres blouses pour porter le gilet, puis une chemise parce que le bleu est la couleur préférée de Romain (avec à peu près tout le reste de l'arc-en-ciel) et que cette popeline était pour lui au départ. Le reste du bleu chez Défi 13...
Blouse d du livre Let's go out girls ! (maintenant traduit en français)
Tissu à fleurs et popeline bleue Mondial Tissus
Gilet Phildar du catalogue Pitchoun n°30
Laine Katia merinos
Les doudous des doudous
Après le sac de bibliothèque cousu à quatre mains, Alice ne voulait pas laisser la machine à coudre s'éloigner et elle m'a demandé plusieurs fois à coudre quelque chose d'autre. Après deux coussins qu'on a remplis de lavande, je me suis dit que j'allais devoir faire mieux que ça et lui proposer un vrai projet qui soit digne de son envie énorme. C'est là que je me suis souvenue du HS Quilt Country que j'avais acheté il y a un bon moment, sur le thème des doudous pour les enfants. J'ai ressorti le magazine (après quelques fouilles dans les hautes piles de magazines) et là, Romain s'est annexé au projet. Ils ont commencé par vouloir faire TOUS les doudous du livre, puis en ont sélectionné juste une dizaine chacun, puis on a réduit le choix à un chacun (mais ce fut dur). Et voilà le résultat !
Romain a choisi le petit chat, avec comme pour son sac de bibliothèque des exigences très précises : il lui fallait une tête rousse, des yeux bleus ou verts et une petite langue. Alice a choisi l'éléphant, sans exigences, juste c'était mieux s'il y avait du rose. Oui, parce que Coco l'Elephanteau est une fille, ce que son nom n'indique pas forcément (Alice est très très forte pour donner des noms à ses doudous).
Les phases préparatoires sont un peu longues. Avant que les enfants ne puissent participer aux trucs intéressants, il a fallu décalquer les patrons, choisir les tissus, recevoir l'approbation pour le choix de tissus, les couper, recouper des pattes parce que j'en avais oublié la moitié. Une fois tout ça fait, on s'installe à la machine à coudre, mais je ne m'étais pas aperçue du nombre de coutures arrondies... Du coup, changement de programme, j'ai fait 80 % des coutures toute seule, les enfants ont eu pour mission de rembourrer tout ça. Alice a bien joué le jeu et a rembourré consciencieusement les quatre pattes, les deux oreilles et la tête de son Coco, Romain a été nettement moins appliqué et s'est contenté d'enfoncer quelques petites poignées par-ci par-là.
Après avoir cousu toutes les parties dont la moitié avec Alice sur les genoux et fini leur rembourrage, il était déjà fort tard et on avait passé environ 2 heures sur Coco. On l'a laissé inachevé et on a repris le dimanche, à savoir que pendant qu'Alice regardait un docu sur les animaux à la télé avec Romain, j'ai tout fini toute seule dans mon coin, "broderie" de la trompe et coutures finales à la main y compris. Autant dire que j'attendais un accueil triomphal et reconnaissant quand je suis arrivée avec Coco terminé dans les bras.
Pour Sacha le chat, Romain a été d'une aide limitée, ce qui fait que j'ai avancé beaucoup plus vite, hormis pour le rembourrage puisque j'ai quasiment dû tout faire moi-même. Mais c'était plié en une seule fois, Romain n'en revenait pas, il a dit à tout le monde qu'on l'avait fini le jour même, ce qui m'a laissée songeuse sur son appréciation de ma rapidité coutumière (comment, ce n'est pas normal de mettre 6 mois ou un an à réaliser un projet ?). Sacha est plus qu'adopté, il ne l'a pas lâché pendant des semaines et c'était son compagnon préféré. La feutrine a un peu souffert de cette affection prononcée mais qu'est-ce qu'un peu de feutrine pour un amour si profond ?
J'ai ensuite soigneusement rangé le magazine sous sa pile d'autres magazines, nonobstant les nombreux marque-pages, jurant qu'on ne m'y reprendrait plus de sitôt. Même si c'était quand même super de rester pendant des heures à faire de la couture avec les enfants, il faut bien le dire... mais la prochaine fois, on choisit quelque chose de plus grand, de moins arrondi et nécessitant moins de rembourrage.
Tissus pour Coco l'Eléphanteau : popeline grise MT, feutrines Cinnamon Patch, ventre en Mod Rings de Patricia Bravo, tissus rose et gris patch acheté à l'Aiguille en fête
Tissus pour Sacha le chat : feutrines Cinnamon Patch, Vine in Seaside et un autre de la collection Theory de Khristian A Howell, tissu à petits motifs marron Stoff acheté à l'Aiguille en fête
Les petits écoliers... suite
Je vous avais laissées le 13 avec une longue liste de choses à fournir pour la rentrée des classes. Pour le défi 13, j'avais choisi le sac à linge de lit, au nom ô combien glamour, mais il n'était que le premier d'une longue liste de sacs. Comme ces petits écoliers, en plus de dormir, peuvent lire et emprunter des livres à l'école, il fallait donc un sac de bibliothèque.
Romain en avait bien sûr un depuis deux ans, fait avec amour à l'époque de mes tout débuts en couture, à l'été 2009, alors que ma douce Alice avait tout juste un an et que je venais de participer à un atelier sac avec ABCD'Air (l'association de broderie dont je fais partie, lien dans la colonne de droite). Un mignon petit sac, fort bien fait, qui n'avait que l'inconvénient d'être fort petit. Avez-vous déjà remarqué comme les albums pour enfants ont souvent des tailles incroyables ? Après deux ans passés à essayer de tasser d'énormes livres dans ce trop petit sac, j'ai pris la grande décision de refaire un sac, un grand sac.
Pour la taille, j'ai vérifié avec le plus grand livre que j'ai trouvé dans la bibliothèque des enfants, histoire d'être sûre. J'ai décidé de le faire en long plutôt qu'en hauteur pour que ce soit plus harmonieux, parce qu'un long machin tout fin et tout en hauteur, c'est moins joli, je trouve que ça crée un déséquilibre des proportions et voyez-vous, moi je trouve ça important même pour un sac de bibli !
Ensuite, c'est Romain qui a fait tout le travail de stylisme : comme je lui proposais de choisir entre les deux tissus à hiboux, il m'a dit qu'il voulait les deux, un de chaque côté. Mon goût de l'harmonie a tout de suite tiqué, puisqu'un des motifs est à l'horizontale et l'autre à la verticale. Du coup, Romain, agacé par mes tergiversations, m'a dit que je n'avais qu'à faire une bande horizontale pour le motif horizontal et des bandes verticales pour le motif vertical (quelle logique implacable), comme ça, "tac tac tac", son petit index tranchant l'air pour me montrer qu'il fallait séparer les bandes verticales. C'était un tout petit peu plus compliqué que je n'aurais imaginé, mais l'idée était bonne.
Un après-midi plus tard, le sac était terminé (une prouesse) et Romain vérifait sa contenance en le bourrant de livres sur les dinosaures tous plus grands et plus lourds les uns que les autres. Crash test ok, il les contenait tous et n'a même pas craqué. Validé ! Mon seul regret, c'est ça :
Eh oui, j'ai oublié de penser à faire correspondre les coutures des motifs. Pour un sac de bibli, ce n'est pas grave, mais ça me désole. Enfin, je pense que personne ne remarquera.
Une fois la taille et la contenance validées, j'ai enchaîné avec le sac d'Alice, qui du coup ne subirait pas deux années de frustration de ne pas pouvoir faire rentrer les livres correctement dans son sac et qui profiterait de toute cette science acquise récemment. Même taille, même principe, mais moins de fioritures et de bandes verticales, horizontales, tout ça, Alice ne maîtrise pas encore tout à fait les lois de l'harmonie en couture (même si elle n'est franchement pas mauvaise pour assortir les tissus, elle a de très bonnes idées) et elle est plus sensible aux couleurs et aux motifs qu'à la structure.
Le sac a l'air gigantesque sur elle, ça fait tout drôle. Elle aussi a trouvé son sac très à son goût, d'ailleurs elle l'a cousu avec moi, sur mes genoux, sa petite main sur le tissu à gauche du pied de biche pour le guider (et ma main sur sa main pour la guider) et c'est elle qui a enlevé les épingles au fur et à mesure. Alice a beaucoup aimé sa première expérience de couture et j'aurai d'ailleurs demain l'occasion de vous montrer la deuxième... Car une fois qu'elle avait goûté à la machine à coudre, elle ne voulait plus s'arrêter ! Telle mère, telle fille... et elle aime déjà les tissus presque autant que moi...
Sacs de bibliothèque doublés, modèle BlackrOse (parfait pour débutantes !) à retrouver bientôt dans la future boutique ;)
Tissus hiboux chez Linnamorata, tissu marron MT, anses mouton de la mercerie
Tissus du sac rose MT, anses en ruban MT
Tadaaaaaaaaam !!
Je disais il n'y a pas longtemps que j'avais réussi à coudre un petit Everest personnel et que j'étais très fière. Comme ça ne se fait pas de parler en l'air, je pense qu'il est temps de fournir des preuves à l'appui !
Ce n'est pas La Poule qui me contredira, les pyjamas de garçon sont lamentablement banals, moches et avec des imprimés qui laissent vraiment à désirer. Pourtant, les garçons ont quand même besoin de pyjamas. C'est pourquoi une maman qui coud ne peut rester les bras croisés devant un tel appel manifeste à sauter sur la machine à coudre, l'occasion est trop belle et la couture pour garçon trop pauvre en occasions, justement. Mais tant qu'à faire, autant en faire un beau, ou plutôt un BEAU !
Le tissu a été choisi par Romain lui-même, un jour où j'ai emmené mes chers petits avec moi à Mondial Tissus en sachant que ce serait long et pénible pour eux, je leur avais alors promis de leur acheter le tissu de leur choix pour leur faire la chose de leur choix avec. Romain a tout de suite choisi celui-ci et a demandé une chemise. Ahem. J'ai toussoté, la vendeuse attendait, et moi je me disais que non, je ne pouvais pas faire sortir mon garçon dans une chemise aussi flashy. L'option pyjama s'est alors présentée, je la lui ai vendue en lui disant qu'il y avait bel et bien une chemise dans un pyjama, il a réfléchi puis accepté et l'affaire était conclue.
J'avais marque-pagé un pyjama dans un Burda depuis un sacré bon moment, un vrai pyjama de grand-père avec passepoil, poches, col avec revers et tout et tout, et comme en été on a l'impression qu'on aura le temps de tout faire et plus encore, je me suis lancée avec plein d'optimisme. Ca m'a pris légèrement plus de temps que prévu mais pas tant que ça et finalement, je suis plus que ravie, du résultat et d'y être arrivée. Et en plus, ça lui va comme un gant !
Et le petit détail que j'adore : la poche passepoilée sur la fesse ! Pour la petite histoire, elle n'est pas dans le modèle mais j'ai coupé et cousu deux poches sans réfléchir et je n'allais pas jeter la deuxième : hop, au derrière ;) J'ai vraiment aimé toutes ces finitions, le passepoil partout (je regrette de ne pas en avoir eu assez pour en ajouter au bas des jambes), cousu avec plaisir au pied spécial passepoil (ça change tout), la parementure, le col... Dommage que ce soit un peu long, sinon je lui ferais tous ses pyj comme ça.
Moi, je dis que c'est un pyjama de Noël : le truc classe à mettre pour avoir l'air chic même sur les photos du petit matin où on déballe les cadeaux en pyj et la tête un peu endormie... Il me reste à prévoir la tenue de Noël d'Alice et l'album photo (dans l'hypothèse où il sera fait un jour) pourra être montré aux amis avec fierté ;) D'ailleurs, la petite chemise de nuit à plis du même Burda me plait beaucoup... Et j'aimerais beaucoup aussi refaire un pyjama tout pareil pour Alice... De toute façon je pense que vous reverrez du pyjama par ici, je n'en ai acheté qu'un à Romain et deux à Alice, il va bien falloir les équiper maison maintenant !
Tissu étoiles Mondial Tissus
Passepoil rouge et boutons Mod'Tissus à Tours
Patron : pyjama 135 du Burda n°132 (décembre 2010), taille 110
Un moment difficile
Dans la vie, parfois, il y a des moments difficiles. Des moments dont on n'aime pas trop parler, où on en a gros sur le coeur. Par exemple quand on se fâche avec des amis intimes. Les miens, je les ai depuis que j'ai 16 ou 17 ans, ils m'ont suivie partout, à chaque instant, ils ont toujours été avec moi, dans les bons comme dans les mauvais moments, on ne s'est jamais quittés - même si des fois, j'avoue qu'ils me pesaient. Je me trouve presque ingrate. Mais c'est vrai qu'au bout d'un moment, on ne peut pas toujours se traîner des boulets, même intimes. Alors voilà, ça ne va plus du tout, je suis fâchée contre eux, eux sont fâchés parce que je suis fâchée, bref tout est fini entre nous. J'ai décidé de cesser définitivement toutes relations.
Ce n'est pas facile parce que je suis très gourmande. Et ces amis intimes-là habitent à un endroit très sensible pour une gourmande. Non, je ne parle pas d'une pâtisserie, ni même d'une chocolaterie. Ils habitent sur mon honorable postérieur. Ben oui, ce sont mes amis les petits kilos ! C'est terrible, je les ai pris il y a 15 ans mais ils sont toujours fidèles au poste, je n'ai jamais vraiment grossi depuis, je n'ai que ces trois pénibles kilos, mais ça m'énerve. Et donc, pour signer la fin de notre vie ensemble, qu'ai-je fait ?
Oui, je sais, c'est pas malin...
Gâteaux aux pêches caramélisées, aux pistaches et aux noisettes
Pour une douzaine de petits gâteaux
100 g de farine bise T80 - 50 g de pistaches vertes non salées - 4 oeufs - 130 g de beurre - 150 g de cassonade - 1 c. à café de levure - 1 citron - 50 g de poudre de noisettes - 2 pêches - thym citron ou zeste de citron
1. Pelez et coupez les pêches en petits morceaux. Faites chauffer 30g de beurre dans une poêle et faites-y revenir les pêches en morceaux avec 50 g de cassonade et le jus du citron pendant environ 5 mn à feu plutôt vif. Laissez refroidir.
2. Faites fondre les 100g restants de beurre, laissez refroidir. Dans un saladier, mélangez la farine, les pistaches réduites en poudre (gardez-en un peu pour la déco à la fin), la levure, les 100 g restants de cassonnade et la poudre de noisettes. Cassez les oeufs en séparant les jaunes des blancs. Battez les jaunes avec le beurre fondu et le zeste de citron (optionnel), puis incorporez-les à la farine en mélangeant pour obtenir une pâte.
3. Battez les blancs en neige ferme. Incorporez au mélange oeufs-farine 1/3 des blancs en les mélangeant bien pour assouplir la pâte, puis ajoutez le reste en plusieurs fois, délicatement, sans les briser, en soulevant bien le mélange. Ajoutez le thym citron (optionnel).
4. Faites chauffer le four à 180°C. Répartissez la pâte dans des petits moules à muffins ou à mini-cakes (entre autres) sans trop les remplir, déposez par-dessus une petite cuillère à café de pêches caramélisées et saupoudrez de poudre de pistaches. Faites cuire une vingtaine de minutes.
Alors certes, mes amis vont rester un peu plus longtemps que prévu à ce train-là. En fait, ne leur dites pas, mais j'ai prévu d'aller les perdre à la piscine... dans la forêt, ce n'était pas assez sûr, il y a tellement de gens qui retrouvent leur chemin avec des petits cailloux...
Et en attendant, j'ai fait le bonheur de deux petits qui n'ont pas d'amis à perdre. D'ailleurs, mon cher et tendre m'a fait part d'une différence essentielle entre les comportements des garçons et des filles avec leurs amis. Je me désespérais un peu que Romain "joue à se battre" à l'école, parce que bon, la bagarre, moi je désapprouve fortement bien sûr. Et là, l'Homme me dit : "de toute façon, c'est mieux qu'il joue à se battre plutôt que de rester avec les loosers ou de se plaindre qu'on vient l'embêter". Je tombe de ma chaise, je remonte et je lui demande "non mais ça va pas, pour toi ou on se bat, ou on est un looser c'est ça ?" et il me répond, plein d'aplomb : "ben oui, de toute façon, tu ne te bats pas avec ceux que tu n'aimes pas, donc autant qu'il soit leur copain et qu'ils se battent ensemble". Différence essentielle. Les hommes sont des mâles, avant même que les femelles entrent en ligne de compte. C'est juste pour le plaisir. Enfin bref. Pas d'amis à perdre donc. Juste le plaisir !
Défi 13 # septembre : les petits écoliers
Pour ce mois de septembre, le thème du Défi 13 était plutôt raccord avec le calendrier. Evidemment, ça peut paraître un peu facile mais en même temps, c'est drôlement pratique parce qu'on fait toutes forcément quelque chose à l'occasion de la rentrée des classes, ne serait-ce que pour marquer le coup. J'ai toujours adoré la rentrée des classes, depuis toute petite j'aime préparer mes fournitures et mes cahiers et je suis impatiente de commencer une nouvelle année. Et cette année, alors que je n'ai plus de rentrée depuis fort longtemps, j'étais quand même très excitée et je n'ai presque pas dormi... parce que c'était la première rentrée d'Alice !!! Ma grande petite fille de 3 ans...
Ainsi donc, avec deux enfants en maternelle, voici mon cahier des charges pour cette rentrée scolaire :
On peut éliminer dès la première lecture le gobelet en plastique rigide et les chaussons à semelle rythmique, ainsi que les photos d'identité. A la deuxième lecture, je me suis dit que le cartable, why not, ça me plairait bien, mais que ce serait fonction du temps dont je disposerais. Lors de cette deuxième lecture, la répétition des mots "sac en plastique" me blesse un peu les yeux. A la troisième lecture, ma mission est claire : 2 sacs de bibliothèque, 2x4 serviettes de cantine, 2 draps de lit, 1 sac à tenue de rechange, 1 grand sac pour le linge de sieste, 1 doudou si besoin, 1 petit coussin pour le temps calme. Mais comme on aime savourer ses petits plaisirs, on va doucement égrener au fil des posts toutes ces petites choses...
Et pour inaugurer la série, voici le Grand Sac Pour le Linge de Sieste !!

Ce sac devait donc contenir une grande serviette éponge et un drap de lit, il devait donc avoir une grande contenance. Après avoir feuilleté et re-feuilleté toute ma collection de livres de sacs, j'ai jeté mon dévolu sur un bon vieux japonais qui avait l'air d'être bien contenant comme il faut. En plus, par chance, il est même en photo : c'est la 12ème photo en partant du haut, ou la 3ème en partant du bas, à gauche. J'aurais bien tenté la toile cirée mais j'ai eu la flemme.
Il m'a fallu un moment pour décrypter les explications, moins claires que d'habitude, avec des petits dessins faits à la main, des petits gribouillis dans tous les coins, mais après avoir refait tout le schéma au clair sur un petit bout de papier, la lumière s'est faite et finalement, c'est très simple, c'est une forme de boîte rectangulaire toute bête et on ne fait que coudre les côtés ensemble. J'ai limité les fioritures en supprimant les parements de la poche de côté, je n'ai pas doublé lesdites poches et pas non plus fait de poche intérieure. Par contre, j'ai choisi un entoilage robuste (un peu trop d'ailleurs, je me suis aperçue deux jours plus tard qu'il y avait des bulles au dos alors qu'évidemment, il n'y en avait pas quand je l'ai cousu) pour que le sac ait de la tenue.
Le seul moment un peu pénible - et long -, c'est la couture des deux bords supérieurs tout à la fin, entre l'entoilage, le tissu et le jean, c'était un peu coriace et j'ai passé beaucoup de temps à bien replier les valeurs de couture des bords, tout en m'enfonçant les aiguilles dans les doigts. Mais j'aime beaucoup la petite surpiqûre rose avec le petit ruban girly...
Mon cher et tendre m'a dit que c'était du gâchis de faire un tel sac pour le linge de lit, mais il est bien entendu que ce sac servira à une multitude d'autres choses dès qu'il sera débarrassé de sa serviette éponge et de son drap de lit. Tiens au fait, le drap de lit ?
Fait à 4 mains avec ma grande petite Alice, il y a quelques bavures, quelques dérapages, ce n'est pas tout à fait parfait mais on va dire que là n'est pas l'essentiel, non (j'ai essayé par tous les moyens d'enlever ces fichues bavures mais rien à faire) ? Alice était ravie de se voir écrite sur le drap, avec en plus des "papions", elle m'a promis qu'elle serait très sage pour la sieste, voilà l'essentiel. Bon et puis comme ça, j'espère qu'il n'y aura pas de mélange avec les draps des autres. Déjà que j'ai récupéré une tétine absolument immonde dans le sac le premier jour alors qu'Alice n'a pas de tétine... Et là, je réalise subitement que le pochon à tenue de rechange a disparu du porte-manteau. Une affaire à suivre.
Et la suite de la rentrée des classes à suivre aussi. J'ai été une machine à coudre des sacs, et ce n'est pas fini. Et mercredi, si vous êtes sages, si mes enfants sont sages et si je suis sage, je vous prépare le tuto pour les serviettes de cantine élastiquées promis depuis un certain temps).
Mais qu'est-ce qu'elle fait ???
Non mais elle nous promet de revenir avec des photos de trucs et elle nous laisse en plan pendant quinze jours (oups déjà ?) ! Mais qu'est-ce qu'elle fait, à part travailler, parce qu'elle ne va pas nous resservir sa vieille excuse non plus hein ?!

Elle lave des robes à la main parce qu'elle a mis trop de choses dessus pour la passer à la machine

Elle rentre des fils par dizaines

Elle range ses biais et ses dentelles (mais juste les nouveaux achats)
Elle se prépare à faire plaisir à son homme
Elle aimerait bien utiliser sa belle surjeteuse qui a pris la poussière mais...
elle ne sait pas très bien par où commencer... alors en attendant...

... elle fait de belles piles avec ses beaux tissus à motifs et les associe avec ses tissus unis...
Et puis elle a été fort occupée avec les préparatifs de la rentrée des classes, x2 cette année...
Et surtout, elle ne se souvenait pas à quel point c'était compliqué de faire des photos pour le blog... sur cintre, porté, avec la bonne lumière, dans un joli cadre, au bon moment... sans oublier de prendre les photos des choses qu'on fait pour les autres... Et encore pire quand on a des dizaines de trucs à photographier en même temps...
Mais promis, je suis presque là, je tiens le bon bout :) Je devrais même participer au Défi 13 de mardi, c'est dire !
Revenir de vacances #2 - les photos
En plus de ce léger désagrément que constitue l'amas de valises et de linge à traiter au retour de vacances, il y a un autre épineux sujet qui ne manque jamais de m'énerver. A savoir, les photos.
Pendant toutes les vacances, je passe mon temps à répéter aux enfants : "faites un beau sourire ! Arrêtez de faire la grimace ! Regardez l'appareil photo ! Arrêtez de gigoter ! Mais faites un effort, sinon on n'aura aucune photo à mettre dans l'album !" (passons sur le fait que je suis en retard dans mes albums depuis 2003) Ils ne m'écoutent pas vraiment, mais à la fin, même les yeux fermés, flous ou tirant la langue, ils sont mignons quand même. De toute façon, on les prend en photo toute l'année, alors si on est obligé de choisir la photo du château sans eux plutôt que celle avec eux devant, ce n'est pas dramatique.
En revanche, moi, on ne me prend pas souvent en photo. Déjà parce que c'est souvent moi qui prends les photos, ensuite parce qu'une fois qu'on est adulte, on n'a plus le temps de se mitrailler l'un l'autre sans arrêt. Peut-être pas l'idée non plus. Par contre, en vacances, on se prend en photo, et vas-y que je te prends la pose, et vas-y que je te fais un beau sourire, les photos, ça y va. Et puis c'est bien parce que comme ça, d'année en année, on peut rétrospectivement constater qu'on a définitivement pris ce fichu kilo sur les fesses ou que la proportion de cheveux blancs augmente inéluctablement. Et puis c'est chouette de garder un souvenir de la tête qu'on avait à ce moment.
Le souci, c'est qu'en vacances, je suis affreuse. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est systématique. Je n'emporte pas le matériel à brushing, je ne peux pas coiffer correctement mes cheveux puisqu'on est toujours sur le point de partir à droite ou à gauche, il fait humide mais on reste dehors toute la journée puisque c'est les vacances, du coup ça frisotte, ça crépouille, ça gonfle, beuark. Et puis je ne me maquille pas non plus, c'est les vacances quand même, au diable démaquillant et tout le reste ! Du coup, teint blafard, cheveu terne et hirsute = photo affreuse. Quand on pense que c'est de cette tête-là qu'on se souviendra tout le reste de sa vie et que ce sont ces photos que les enfants feuilletteront quand ils seront grands et qu'ils voudront voir quelle tête avaient leurs croûlants de parents quand ils étaient jeunes. Ils trouveront sûrement que leur croûlante était affreuse. Quelle humiliation.
Du coup, le troisième jour, après deux jours d'affreuseté, j'ai décidé que tant pis, je me maquillais et je me coiffais le matin, de toute façon tout le monde me crie dessus parce que je suis soi-disant trop lente pour me préparer, alors autant que ça serve à quelque chose. Et finalement, au lieu de me crier dessus, ils finissent par partir regarder les poules et me laisser en paix. Réussite sur toute la ligne. Et quelques photos réussies. Teint lisse et rose, cheveux brillants, yeux de biche (ou presque), sourire éclatant, c'est bon. Les enfants peuvent me feuilleter, je n'ai plus honte.
Maintenant, il ne reste plus qu'à faire l'album. J'ai juste 4 ans de retard dans le développement de mes photos. Je pense que je vais commencer par la fin avec un Livre Photo des vacances, carrément, histoire que le travail soit déjà fait à la réception. Le Livre Photo De Nos Vacances 2011, Avec Des Photos Plutôt Réussies De Maman Dedans. Ca sonne bien.
Et sinon, cet article était une merveilleuse transition pour annoncer le retour sur le blog de photos de trucs. En plus, à force de ne pas bloguer, j'ai des tonnes de choses à montrer, c'est très chouette, j'ai de l'avance. Et puis je suis en train de coudre quelque chose du genre qu'on a envie de montrer une fois qu'on l'a terminé, même si ce n'est pas parfait, parce que c'est un petit Everest personnel et qu'on a sa petite fierté !!! Moui, tout à fait !











































