02 juin 2009
Un bouquet d'herbes du jardin
Je ne vous ai pas beaucoup parlé du jardin cette année. Enfin, pour l'instant. Il est vrai que ce n'est que de façon chaotique que je peux m'en occuper, entre enfants et temps capricieux... Ce n'est pas pour autant que je ne fais rien, les petits pois poussent, les tomates grandissent, les courgettes tentent vaille que vaille de reprendre après un début un peu difficile en pot et les fraises colorent tout en rouge, même si des saletés essaient de tout nous manger...
Les herbes aromatiques semées il y a deux ans reprennent très vigoureusement cette année qui semble leur convenir à merveille, l'origan est immense, les romarins deviennent de vrais petits arbustes, le thym prend largement sa place, l'estragon est revenu tout seul alors que je pensais l'avoir perdu, le thym citron forme une touffe énorme, la mélisse citronnelle est un buisson touffu, la ciboulette est belle avec ses fleurs violettes... un plaisir.
Alors quand ma maman vient quelques jours à la maison, je lui fais un petit bouquet, dans une petite boîte.
Et quand mon fils passe au jardin avec son père, ils me cueillent de belles fleurs pour me dire qu'ils m'aiment... C'est pas beau ça ??
22 mai 2008
Les semis
Depuis le temps que je dois mettre la photo de mes semis, la voilà enfin !! Vous ne perdez pas au change car en lieu et place de pots vides, vous pouvez admirer les petites pousses... Je précise que je m'y suis prise très tard. Normalement, on fait ces semis fin mars ou début avril pour pouvoir les mettre en place mi-mai (=maintenant), quand les gelées ne sont plus à craindre. Il se trouve que j'ai fait mes semis le week-end du 1er mai, c'est à dire avec un bon mois, voire un mois et demi de retard. Mais on ne va pas chipoter ! Au moins, ils ne risqueront pas de geler. En tout cas pas au printemps...
Je vais donc faire les présentations. Tous les pots noirs, en haut, sont des plants de tomates. Il y en a 18 variétés (liste ci-dessous). Pour l'instant, seules 17 variétés ont poussé, la 17ème datant de ce matin même (émotion !), la 18ème (White Queen) refusant obstinément de pousser*.
Le pot rose à droite contient de la poirée, une variété à côtes blanches et une variété à côtes multicolores, orange, roses, rouges... ça promet d'être très beau ;) C'est un cadeau de la nourrice de mon fils, ainsi que la plupart de mes graines de tomates d'ailleurs...
La grande terrine est celle des salades, ce sont des laitues de printemps, d'été et d'automne Verdumna (achetées chez Graines Baumaux).
Enfin, les pots en tourbe sont ceux des courges. Melon Sucrin de Tours et Melon Noir des Carmes (Kokopelli), Pastèque Moon & Stars, Courgettes (jaune, ronde jaune, blanche, vert clair), Pâtisson, Potimarron, et une courge un peu surprise (White Swan) que j'essaie pour voir ce que ça va donner.
J'ai eu beaucoup de chance car toutes mes graines ou presque ont levé (ce qui est ennuyeux finalement puisque je me retrouve avec quatre ou cinq plants de tomates par godet...) et les petites pousses se dressent fièrement, préparant leurs premières vraies feuilles avec énergie.
Il faut maintenant que je me replonge dans mes livres pour savoir quoi faire de cette foule de petites pousses : quand les repiquer ? Comment les sélectionner ? Est-ce que je peux les repiquer dans des godets séparés et ne pas jeter quatre pousses sur cinq (mon coeur saigne à cette idée) ? Bref, le semis, c'était en fait le plus facile. La suite au prochain numéro, avec les photos des premières vraies feuilles (toujours un grand moment d'émotion... les cotylédons c'est mignon mais bon...)
Les 18 variétés de tomates que j'ai semées :
Brandywine pink (kokopelli)
Prune jaune (Kokopelli) (cerise)
Gold nugget (cerise)
Green Zebra
Coeur de boeuf
Poire noire (récole personnelle de la nourrice) (cerise)
Green Grape (cerise)
Black Cherry (cerise)
Evergreen
Striped German (type Ananas)
White Queen*
Noire de Crimée
Roma
Malinowy Ozarowski
Red Zebra
Ananas
Marmande
Snowberry (cerise)
__________________________________
* Après discussion avec la nourrice, il semble que les graines soient de mauvaise qualité. Elle les avait reçues en cadeau pour une commande Baumaux l'année dernière. L'année dernière, elles avaient poussé mais les fruits n'étaient pas top, m'a-t-elle dit, saveur bof. Cette année, seule une graine sur cinq a levé chez elle (0/2 chez moi) et le plant était tout chétif et il a rapidement périclité. Ceci m'ôte toute culpabilité sur ma responsabilité dans le fait que les graines n'ont pas pris, surtout que toutes les autres ont poussé du tonnerre. Ouf !
04 mai 2008
Un peu de labeur au potager
Samedi : exploit, Romain a dormi, je n'étais pas trop fatiguée et il faisait beau. La conjonction incroyable de tous ces facteurs était tellement exceptionnelle (plus rare qu'un alignement d'astres qui se produit une fois tous les deux mille ans) que j'avais peine à y croire mais les faits étaient là et j'ai pu jardiner. J'avais l'impression d'être entrée dans la quatrième dimension (tintintintin tintintintin...).

(les bouts de bois symbolisent les futurs rangs de tomates... oui je sais que ça fait un peu de peine mais ça m'aide à visualiser)
J'ai donc fini de retourner et d'ameublir bien comme il faut la place des radis et des carottes, j'ai planté deux pieds de céleri et un d'estragon qui attendaient depuis un mois et demi de dégourdir leurs racines dans la vaste terre nourricière (je les avais achetés à la Fête des plantes de la Bourdaisière le 22 mars). Mission accomplie du côté des plants, tout est en terre (sauf les fraisiers que j'ai rachetés il y a trois semaines mais on ne va pas chipoter).
La zone attribuée aux carottes et aux radis a nettement diminué par rapport à mon plan. Rappel : je devais semer 2 lignes de 2 ou 3 mètres de chaque. Dans le même coin, je devais aussi semer deux lignes de 2 mètres de salades. Pour situer sur la photo, ça devait être dans la zone du mini-carré mais en s'étendant sur les herbes aromatiques.
Problème : pour dégager ledit espace, je devais fort cavalièrement dégager la ciboulette (qui m'a attendrie avec ses belles fleurs), le persil, le thym et l'origan (qui sont magnifiques et énormes) et les replanter ailleurs, en prenant le risque qu'ils trépassent à cause de ce traitement fort peu respectueux.
Problème bis : ceci nécessitait beaucoup d'efforts, de fatigue et de manipulations, ainsi que du TEMPS.
Problème ter : le temps n'est pas ce dont je dispose le plus en ce moment et je suis vite fatiguée, raison à rechercher du côté de mon ventre très rond à ce stade de 6 mois de grossesse (déjà).
Problème n°4 : je m'étais sûrement trompée dans mes plans. Ce qui est encore moins malin que tout le reste.
Conclusion : le coin des carottes et des radis va être sacrément raccourci (tant pis, hein), voire même minable (toujours tant pis) et les salades vont devoir aller pousser ailleurs. Je pense que je vais les caser dans le carré des haricots verts en attendant de les planter. Comme en plus je vais étaler les semis de haricots verts pour en avoir régulièrement pendant l'été, certaines zones vont être libres plus longtemps. Les salades devront faire place mais ça devrait aller.
Par ailleurs, pour une petite note entomologiste, je remarque que malgré mon obstination consciencieuse à ne pas remarquer les insectes qui vrombissent autour de moi (c'est-à-dire à ne pas lever la tête pour chercher où ils sont, partant du principe que les entendre est suffisant et que non non, ils ne m'en veulent pas personnellement), certains specimens semblent ne pas comprendre cette politesse et me vrombissent dessus avec une insistance un peu désagréable jusqu'à ce que je lève la tête et que je pousse un petit cri. D'ici à en conclure qu'ils VEULENT faire leur effet et qu'ils font exprès de me faire peur, il n'y a qu'un pas (que je refuse de franchir pour pouvoir continuer à jardiner sans devenir folle).
En tout cas, je fais des progrès incommensurables en supportage de bestioles, même si ce n'est que le début de la saison et que leur nombre est encore réduit.*
Bonnes résolutions pour l'année prochaine :
1) ne plus être enceinte
2) faire des relevés beaucoup plus précis des emplacements des choses déjà en place au potager
3) faire tout le gros travail et toute la préparation ainsi que les achats structurants (style dalles de sol...) AVANT la pleine saison des semis etc
4) potasser pendant l'hiver toute la théorie très à fond pour ne pas avoir à improviser au moment fatidique
5) me renseigner sur les moments propices au déplacement et bouturage des plantes
6) ne pas viser trop haut et me souvenir que j'aurai DEUX enfants
7) commencer les semis à temps
Je pense qu'avec tout ça, en réfléchissant correctement et surtout en étant bien précise (hum hum), je devrais m'en sortir à peu près. Maintenant, il s'agit de sauver les meubles, j'ai un carton de graines qui attendent d'être semées. Je crois avoir été un peu enthousiaste et y être allée un peu fort.

(on voit le filet à petits pois et les planches de fortune installées en attendant de trouver de belles dalles - les espaces encore en friche accueilleront bientôt les courgettes, les courges, les haricots verts, les melons... tout ce qui n'aime pas le froid)
Nous relevons aussi l'inconvénient de vouloir mettre trop de choses dans un endroit trop petit et mal adapté. L'année dernière, il avait fallu retourner toute la zone qui était en pelouse et sortir des brouettes de cailloux. Nous avions agi dans la précipitation, ce qui explique certaines erreurs. Cette année, nous payons le prix de ces erreurs alors même que nous sommes beaucoup plus perfectionnistes et que nous avons beaucoup plus d'ambitions pour notre petit potager (j'aime bien parler de moi à la 1ère personne du pluriel, ça donne un petit côté noble et ça minimise ma part de responsabilité dans l'affaire), et surtout que nous sommes irréfutablement enceinte (ça, je ne peux pas partager).
De plus, un potager dans un jardin de lotissement, ça ne sera jamais un potager dans une belle maison de famille, ou dans un château (style Valmer où nous sommes allés ce matin justement). Il y a l'étroitesse, la terre récemment remuée, la configuration non adaptée, le vis-à-vis (que j'aime voir les toits ou les voitures des voisins sur toutes mes photos...). Enfin, malgré tout, c'est quand même très chouette d'avoir un jardin et de faire un potager. Pour voir ses petits pois pousser, par exemple.
* Dans le registre de la mauvaise volonté évidente, je ne peux pas ne pas citer cette fichue guêpe qui ce matin, à Valmer, a décidé de pondre dans MON coffre de voiture. On était dehors, en train d'attendre qu'elle veuille bien déguerpir pour qu'on puisse entrer dans la voiture et rentrer chez nous quand elle s'est installée et a commencé à faire des trucs bizarres avec son abdomen. Au bout d'un moment, j'ai cessé de me dire qu'elle était complètement abrutie et cherchait à bouffer quelque chose sur la carrosserie et j'ai avancé d'un demi-pas, pour constater qu'elle était au-delà de l'abrutissement le plus total et qu'elle était bel et bien en train de CONSTRUIRE DES ALVEOLES pour se faire un nid et pondre !!!!!! Dans MA voiture !!!! En quelques secondes !!! Non mais après je veux bien faire des efforts mais les insectes, EUX, n'y mettent pas du leur. Pourquoi MA voiture et pas celle d'à côté ? Hein franchement ? Si c'est pas de la provocation...
27 avril 2008
Un rayon de soleil au jardin
Vendredi après-midi, j'ai donc passé une grosse heure au jardin au lieu de travailler. Merci à toutes celles qui avaient pris bonne note du fait que j'avais reporté le travail à ce dimanche après-midi et qui me l'ont gentiment rappelé alors que j'étais déjà en train de m'imaginer un programme nettement plus tranquille, ayant déjà oublié la belle intention de vendredi. De toute façon, programme tranquille ou studieux, rien n'a pu être mis à exécution puisque mon charmant bébé n'a fait que pleurer au lieu de faire la sieste. Ni repos ni travail, juste un peu de crise de nerfs.
Pour me calmer un peu et, selon mon bon principe, me reposer en ne me reposant pas, j'ai fait avec un Romain très réveillé sur les genoux un petit tri des photos de vendredi, après-midi magnifique s'il en fut. Le pommier s'est éclaboussé tout à coup de magnifiques grappes de fleurs, dont les bourgeons sont sortis du néant en quelques jours et qui parent somptueusement ce coin de ciel. J'espère que la récolte sera aussi belle que les fleurs le promettent... L'année dernière, nous avions dû nous contenter de deux ou trois pommes, toutes les autres ayant pourri sur l'arbre.
De son côté, ma ciboulette s'est remarquablement étoffée depuis l'année dernière. Alors que je comptais sauvagement la déterrer pour la replanter en petits morceaux ailleurs et dégager de la place pour des lignes de radis et de carottes, sans me soucier de savoir si c'était le bon moment ou pas, la ciboulette a mis en route son système de sauvegarde : elle prépare des fleurs. Après avoir vu nombre de photos de fleurs de ciboulette un peu partout, je n'ai pas pu résister au plaisir de laisser éclore ces belles bulles violettes pour contempler MES fleurs de ciboulette à moi... En plus c'est un peu ma faute si elle pousse au mauvais endroit, j'ai aménagé n'importe comment le potager de ce côté l'année dernière. Les fleurs de ciboulette ne vont pas payer les pots cassés quand même...
Enfin, gloria, alleluïa, un sentiment de fierté démesuré m'a envahie quand j'ai découvert que les petits pois et les épinards que j'avais amoureusement semés après moult travaux de défrichage, retournage, ameublissage de terre avaient daigné pousser. Ces petites pousses sont minuscules et vraiment à ras de terre, elles semblent complètement perdues sur les photos mais ce sont mes petites pousses et c'est vraiment le triomphe total. Merci de ne pas me rappeler que ce n'est que le début et que tout le reste du cycle reste à courir, je préfère traiter les choses par petits pas et me réjouir des petits triomphes plutôt que d'angoisser sur tous les périls à venir. De toute façon, mes ambitions sont si modestes qu'elles seront presque forcément satisfaites (il y a bien UN pied de petits pois qui va pousser jusqu'au bout et donner au moins trois ou quatre cosses contenant au moins cinq ou six petits pois non ?)...
Voilà un petit tour d'horizon du jardin... Les fleurs et les légumes doivent avoir comme la musique la faculté d'adoucir les moeurs. Un simple coup d'oeil aux fleurs du pommier nimbées de lumière, à ces petites pousses fragiles qui percent la terre pour sortir au soleil a réussi à me redonner une certaine sérénité... prouesse après une semaine à se lever vers les 6 h 30 (voire avant) pour cause de bébé matinal, une nuit cruellement interrompue par bébé un peu maladou et une après-midi de repos (option studieuse ou tranquille) réduite à néant par bébé énervé (énervant aussi parfois dois-je dire, mère indigne que je suis, mea culpa, mais tout l'amour du monde ne peut suppléer à tant de fatigue cumulée).
Morale de l'histoire : Cultivons notre jardin (copyright Voltaire)
25 avril 2008
Voici qu'aujourd'hui il fait beau, enfin !!! Quel plaisir... Je n'avais pas prévu de passer du temps au jardin mais j'ai préféré reporter mon travail à dimanche après-midi pour pouvoir m'assurer de profiter au moins d'une heure de soleil aujourd'hui, parce que ces dernières semaines nous ont durement appris qu'il ne fallait pas lâcher la proie pour l'ombre, qu'un tiens valait mieux que deux tu l'auras, que mieux valait tenir que courir, etc. Le soleil étant une denrée rare, j'ai préféré lui offrir mes bras tout blancs aujourd'hui plutôt que d'attendre dimanche où il pleuvra peut-être !!!
J'ai été bien récompensée. Déjà, il faisait tellement beau que j'avais chaud en manches courtes et décolleté. C'était merveilleux. Depuis un an que je n'y avais pas eu droit, quasiment, j'avais presque oublié l'effet de la caresse du soleil sur la peau. Délectable. Ensuite, j'ai pu admirer les si jolies fleurs du romarin, si délicates, si petites, si fragiles. J'ai aussi pu contempler les bulbilles de mon oignon rocambole qui se forment au bout des tiges robustes qui se sont sacrément étoffées depuis l'année dernière. Les pieds étaient un peu frêles, ce sont maintenant de gros pieds d'oignons bien costauds.
J'ai éprouvé la satisfaction du travail bien fait en ratissant et en ameublissant la terre qui va accueillir mes carottes et mes radis. J'ai éprouvé de la frustration en constatant qu'en presque une heure, j'avais fait 50 cm². Il faut rappeler que je suis quand même enceinte et que le jardinage, c'est un peu délicat. Je dois m'asseoir, mais sans avoir à mettre le ventre en avant, et sans que le ventre soit comprimé quand je me baisse, et sans que le ventre tire, gnagnagna. Si je suis dans une mauvaise position, paf, je reçois un coup qui me signale sèchement que non, là ça ne va pas, merci bien. Ma fille est bonne pâte mais il ne faut pas charrier. Oui, c'est une fille au fait.
J'ai eu un petit serrement de coeur en cochant sur ma liste : "préparer coin carottes/radis" et "planter bourrache". Serrement parce que ma liste comportait au moins 15 items. En plus j'ai triché en cochant "préparer coin carottes/radis" parce que 50 cm², on ne peut pas dire que ça représente vraiment TOUT le coin carottes/radis. C'est un début, honorable certes, à signaler certes, mais un début. Ah oui, j'ai aussi mis des branches pour marquer l'emplacement des futures tomates. Ouaiiiiis ! Mince, ce n'était pas sur ma liste. Je vais le rajouter, juste histoire de pouvoir le cocher. Je sais, je suis pitoyable.
J'ai aussi fait l'amère constatation que le jardinage m'amenait inexorablement à une sorte de schizophrénie aigue. Comprenez-moi : j'ai la phobie des insectes. Ils me font peur, ils sont petits, ils volent, ils sont insaisissables, ils sont bêtes, on ne les comprend pas, il faut une heure pour les faire sortir par une fenêtre grande ouverte alors qu'ils ont mis 1 nanoseconde à entrer par une fissure, il y en a même qui piquent. Bref, ils me font peur et en plus ils me dégoûtent, tout noirs, luisants, tout ça. Je ne détaille pas plus, c'est moi qui vais vous faire peur avec tout le raffinement de mon imagination.
Je les fuis tant que je peux, et pourtant, HA !!! au jardin, ils sont précieux. Alors je les attire. Oui, vous avez bien lu, je les ATTIRE. Je mets des plantes mellifères, je veille à ce qu'il y ait plein de fleurs pour que les pollinisateurs visitent mon humble potager, je ne mets aucun insecticide d'aucune sorte pour ne pas les tuer, tout ça. Le seul problème, c'est qu'après tant d'efforts, ils viennent. Et alors il y en a partout.
Et alors, une heure au jardin entourée d'insectes répugnants qui vrombissent horriblement signifie une heure à me répéter en boucle : "mais non, ils ne sont pas répugnants et ils ne vrombissent pas au-dessus de moi". Une heure à me convaincre que les fleurs seules les attirent et qu'ils n'ont aucune raison de me toucher. Une heure à essayer de ne pas crier "Au secouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuurs !!" Une heure à me dire que je suis complètement folle. Mais aussi une heure à me dire que j'ai indéniablement fait d'énormes progrès puisque je ne crie pas Au secouuuuuuuuuuuuuurs et que je ne m'enfuis pas en courant. Comme quoi hein.
23 mars 2008
Le jardin au bois dormant se réveille (suite)
Pas de doute, malgré les températures encore un peu polaires, c'est le printemps. Partout le jardin repart, plein d'énergie, de sève et de vitalité, d'un optimiste à toute épreuve (contrairement aux propriétaires qui commencent à désespérer de sentir un jour la douce caresse du soleil sur leur peau nue au lieu des rafales glacées de la bise). Voici un petit florilège (le mot est bien choisi) de tout ce que mon vaillant jardin entreprend ces jours-ci...
Au-dessus, le cognassier du Japon nous régale de sa floraison délicate...
Une petite araignée tisse sa toile dans les jeunes feuilles tandis que les petites fleurs sauvages entreprennent de coloniser les espaces vierges...
Le persil fait son malin à pousser à l'endroit de la ciboulette (grr) et la rhubarbe qu'on pensait définitivement disparue suite aux coups de bêches trop enthousiastes refait surface avec une vigueur renouvelée...
Encore des pâquerettes, parce que j'adore, et puis de la bruyère, qui fleurit si longtemps, un vrai plaisir surtout quand rien d'autre ne fleurit...
La suite au prochain numéro... J'ai planté des fraisiers, acheté une petite troupe d'aromatiques que je bichonne en attendant de les planter... tout ça dans les prochaines photos.
14 mars 2008
Aaaaaaaaaaah, le printemps !!!
Je viens d'aller faire un petit tour au jardin. En rentrant de quelques courses, je m'aperçus que la lune était pile entre les branches du rosier et que vraiment, il y avait une photo à faire. Le temps de rentrer, de prendre l'appareil photo et de ressortir, paf, des nuages. Tant pis, la photo qui m'aurait rendue célèbre à travers le monde est pour une autre fois. Je ne me suis pas laissée abattre et j'ai fait le tour du jardin, qui se réveille, s'étire et se fait une beauté en cette belle journée où il fait 20°. On a beau se dire que c'est important les saisons, qu'en mars il ne doit pas faire un super temps, qu'en avril il ne faut pas se découvrir d'un fil gnagnagna, on ne peut pas s'empêcher d'être ravi quand il fait 20° et qu'un soleil radieux illumine de sa lumière bienveillante notre petite journée et l'univers entier, semble-t-il. L'appareil photo n'a pas chômé et je me suis régalée à parcourir mon beau jardin, roi du lotissement, que j'aime sa verdureuuuuh.
J'imagine que le rendu aurait été superbe si je savais mettre les photos en mosaïque, j'aurais pu créer un somptueux arrangement en mariant les couleurs, mais je n'ai jamais pu m'astreindre à apprendre. Peut-être que je m'y mettrai le mois prochain quand le boulot se sera calmé. En attendant, les photos viendront une par une ;) ainsi vous les savourerez mieux... Mère-grand, que vous avez de grandes photos ! C'est pour mieux t'éblouir, mon enfant !
La suite au prochain numéro...
26 février 2008
Le potager : phases 2 et 4
On n'a pas tout fait dans l'ordre, parce qu'on est des petits fous et qu'on aime pimenter notre quotidien. Au lieu de suivre sagement l'ordre des phases, on a un peu bousculé tout ça et la phase 3 arrivera APRES la phase 4. J'ajouterai même qu'une partie de la phase 2 n'est pas terminée. Ouhlala, rien que d'y penser, ça me donne le tournis. Mais parce que tout le monde n'est pas obligé d'être aussi fou que nous, je vais commencer par la phase 2 quand même : le plan du potager, partie droite. Comme on n'y voit guère, je vous suggère vivement de cliquer sur la photo pour la voir en grand et en détail.
Il y a déjà une petite modification au moins. La rhubarbe dont nous avions héritée des anciens propriétaires et pour laquelle nous avions réservé un petit coin risque de ne pas repousser, suite au traitement inique que lui a fait subir mon bêcheur de mari. Retourner complètement la terre là où de la rhubarbe se terre, c'est mauvais pour la rhubarbe. Du coup, je mettrai peut-être une courge de plus. Tout ce qui est hachuré (le pourtour, la bande au milieu et les bandes transversales) sera planté de fleurs. Qu'est-ce que ça va être beau...
Ensuite, vous ne manquerez pas de remarquer la part très prépondérante des petits pois et des haricots verts. J'adore ça. Les petits pois, je pourrais en manger toute la journée, crus, cuits, n'importe comment. Et vu le prix que ça coûte, je préfère en envahir mon jardin plutôt que d'assécher mon porte-monnaie pour assouvir ma passion. Je vais mettre aussi des pois gourmands (ou mangetout), parce que c'est très bon aussi, mais moins. Je voulais commencer mes plantations le 1er mars, puisqu'ils disent dans le livre qu'on peut commencer en février (en février !!!) mais vu que je n'ai toujours pas commandé les graines, je pense que ça va être short. Je dois aussi acheter les filets à petits pois, sinon ils vont s'effondrer. Il faut que je m'active un peu, en somme. De l'autre côté, des haricots verts. C'est drôlement bon aussi les haricots verts, crus, cuits, pareil. Là aussi je dois m'activer pour acheter les graines (oui, c'est une bonne base) puis les rames pour les accrocher. Au début, je voulais les accrocher à du maïs, j'avais repéré de beaux specimens, puis j'ai lu dans le livre (je vais finir par lui mettre une majuscule) que c'était assez imposant quand même et qu'il y avait des tonnes de maladies aussi et j'ai pensé qu'avec un peu de chance, les maladies du maïs se transmettraient au haricot vert et ça m'a refroidie. Du coup, j'ai opté pour des rames classiques.
J'ai des graines de chou-fleur violet qui me restent de l'année dernière, je vais en mettre quelques uns même si l'enthousiasme est un peu retombé, car grossesse oblige, le chou-fleur ne m'attire en ce moment que modérément. Ca ne veut rien dire, tout y passe, même le chocolat, mais tout de même. Je vais par contre mettre des melons, miam. Et des épinards, parce que ça m'intrigue, ces toute petites feuilles qu'on mange comme ça. Ca va être un gros challenge de les récolter à temps, avant qu'elles deviennent trop grosses. Le piquant dans le quotidien, à nouveau. Idem, du persil tubéreux, j'avais trouvé ça bon et puis j'avais acheté des graines, je suis bien obligée maintenant. J'ai aussi acheté des graines de brocolis l'année dernière, mais je me tâte. J'aime toujours autant le brocolis mais bon. Je ne sais pas trop. Il reste de la place de toute façon, dans le coin en bas à droite sur le plan, qui est en fait en haut à droite en vrai (le plan est vertical mais le jardin est en fait horizontal).
Pour fêter un peu tout ça, je vous mets la photo incroyable de quelque chose que je n'aurais vraiment pas cru voir : un bourgeon de chou-fleur violet. Je les ai plantés l'année dernière, ils m'ont fait quatre tiges maigrichonnes et solitaires, n'ont jamais ressemblé à des choux-fleurs. Je m'apprêtais à en ordonner l'arrachage quand...
Mesdames, Messieurs, ceci est un bourgeon inattendu de chou-fleur violet, même s'il est blanc. Voilà le miracle.
Phase 2 bis : ce sera le plan de l'autre côté du potager.
Sautons à la phase 4 : le retournage. Mon homme de main préféré a bien travaillé et je suis fière de vous présenter mon booooo potager prêt à être planté et à se couvrir de feuillages magnifiques, de légumes charnus et gonflés, de fleurs aux parfums enivrants et aux couleurs resplendissantes.
Bon, fondamentalement, c'est de la terre nue et retournée, mais c'est plus joli que le champ en friche de la dernière fois quand même. Et alors que l'autre n'était que le désagréable reste d'un désastre potager, celui-ci est le terreau fertile des potentialités légumières. Rien à voir.
03 février 2008
Le potager : phase 1
Chose promise, chose due. J'ai pris des photos du potager dans son état actuel, c'est-à-dire tout dégarni à cause de l'hiver, tout à l'ombre parce qu'en hiver le soleil n'arrive pas jusque là (c'est côté nord mais en été c'est tout le temps au soleil), tout pas très joli parce que je n'ai même pas vraiment enlevé tout ce que j'avais planté et il reste des tiges toute sèches et mortes qui ne me font pas honneur. Mais bon, il faut bien partir de quelque chose (et plus on part de bas, plus on a de chances de s'améliorer).
Voilà la première partie, jusqu'aux thuyas. Elle fait 5,50 mètres de long sur 4 de large (les 5,50 m après retournage de mètres cubes par mon cher et tendre que vous voyez même en cadeau bonus oeuvrer tout au fond...). Il y a un lilas en plein milieu. J'avais cultivé ici de façon totalement anarchique et absolument non raisonnée de l'oca du Pérou (le malheureux), un fenouil (qui a l'air d'être reparti tout seul), des oignons carambole (qui semblent aussi repartir), puis une aubergine (pfff), des bettes (re-pffff) et en ligne des aromatiques qu'on voit encore : du thym qui a super bien poussé, du basilic qui était magnifique, énorme (maintenant défunt of course), de l'origan, de l'estragon, du romarin. J'en ai mis deux en ligne pour faire une haie. Je ne suis pas sûre que l'endroit était parfaitement bien choisi mais c'est ainsi.
Un peu plus tard, j'avais ajouté une ligne de haricots verts, semés avec amour à 6 heures du matin en tailleur et escarpins avant de partir en réunion mais dont un seul a poussé (ingrats), et une ligne de choux-fleurs violets, dont deux ou trois ont daigné se manifester mais je n'ai jamais compris comment ces grosses tiges étaient censées devenir des choux-fleurs. Vu qu'il me reste des graines, je vais retenter cette année mais je suis sceptique. Et plus tard aussi, j'avais mis deux ou trois sortes de menthes et de la verveine citronnelle (tout a crevé). J'ai enfin semé du persil et de la ciboulette qui ont bien donné.
La haie de thuyas était d'origine. Il y en avait un troisième dans l'alignement qu'on a coupé, là où il y a un gros trou, parce que ça cachait complètement la deuxième partie du potager, qui était au début la première et la seule et que voici (quelle transition magnifique...).
On ne voit pas très bien en fait. Cette deuxième grande partie fait 9 mètres sur 4, c'est donc un beau morceau. J'y avais planté l'année dernière pas mal de tomates, plusieurs espèces différentes et en plusieurs étapes, et aussi à plusieurs endroits (no comment). Entre les tomates, j'avais mis des oeillets d'Inde, bien sûr, et c'était vraiment joli, je vais en remettre plein cette année. J'avais aussi semé des courgettes (graines généreusement offertes par la nourrice) de quatre variétés différentes mais seules les F1 boostées ont daigné produire un peu et encore, je n'ai pas été noyée sous les courgettes. Après, deux ou trois plants de melon, qui n'ont rien donné vu les conditions climatiques. Il y avait aussi du poivron (j'en ai récolté deux ou trois tout de même), des piments (doux et forts, mais on les a confondus et on n'osait pas trop les manger) et je crois que c'est tout.
Le long de la haie, j'avais planté de la verveine citronnelle qui fut superbe, de la sauge, du thym citron (très beau) et de la menthe. Alors je dois signaler un problème avec la menthe : tout le monde me parle de ses problèmes de menthe envahissante, tout le monde me dit qu'il n'arrive pas à se débarrasser de sa menthe, de faire attention à la menthe qui pousse partout, gnagnagna, mais chez moi, la menthe crève systématiquement et rapidement. Toutes celles que j'ai eues ont lamentablement dépéri puis sont mortes irrémédiablement. Même pas un petit bout de tige pour reprendre. Nada. Je ne sais pas s'il y a un truc mais si c'est le cas, je serais reconnaissante à tous ceux qui pourraient m'éclairer parce que vraiment, j'adore la menthe et je suis éplorée de voir quel sort je lui fais subir à chaque fois.
Voilà donc la phase 1 : l'état des lieux, la prise de mesure et la prise de conscience du travail qui reste à accomplir. Bientôt, la phase 2 : le plan détaillé du futur potager magnifique. La phase 3 est une des plus agréables : l'achat de toutes les graines, plants, outils, machins et trucs. Phase 4 : retournage de toutes les parcelles à conquérir ou à reconquérir (boulot d'homme), puis plantation et semis (boulot de moi). Phase 5, dite "de croisière" : entretien quotidien du potager.
PS : Wiine, j'attends la photo de ton potager...
29 janvier 2008
Challenge au potager
Nous sommes fin janvier, je ne l'apprends à personne. Le mois de mars arrive donc prochainement, plus qu'un mois pour nous séparer du 1er et disons deux pour la fin du mois. Or, que se passe-t-il fin mars ? C'est le PRINTEMPS !! Officiellement du moins car ce n'est pas non plus Byzance tout de suite mais en tout cas, à partir du 22-23, on doit penser sérieusement à mettre en route son jardin. On peut même commencer avant mais ça implique tout un attirail compliqué de tunnels plastique, de serres, de couches chaudes, de machins et de bidules qui réclament matériel, sous et manipulations et pas mal de connaissances tout de même. A moins d'habiter comme certaines dans le grand Sud où les amandiers fleurissent dès le mois de février. Mais tout le monde n'a pas cette chance.
Bref bref bref, nous sommes fin janvier et j'ai commencé à cogiter intensément sur mon nouveau jardin. Il faut dire que celui de l'année 2007 n'a pas été un modèle dans le genre. Il était plutôt moche (avouons-le) sauf dans le coin où j'ai semé des oeillets d'Inde qui ont éclaboussé de leurs belles couleurs tout le carré de tomates, il était mal tenu, il était plein de mauvaises herbes, il était plutôt négligé, il était trempé de pluie. Vous noterez que la pluie n'était pas de mon fait. Pour le reste, ne m'accablez pas, mon mari m'a déjà fait suffisamment la leçon.
Je cogite donc intensément car ledit mari me met carrément la pression. Paraîtrait que je suis fainéante, que je ne fais même pas le minimum nécessaire au jardin, que je le fais travailler pour rien (oui, je lui avais fait retourner pas mal de terre engazonnée bien dure pour y implanter le Potager), et que si c'est comme ça, c'est pas la peine de dépenser des fortunes pour des trucs que je vais laisser crever. Concédons que son raisonnement se tient. Concédons aussi que l'été dernier, je n'ai pas été aussi assidue que j'aurais dû et que j'aurais en partie pu. Concédons que j'avais fait au fur et à mesure n'importe comment sans vraiment réfléchir. Concédons enfin que les conditions climatiques et professionnelles n'étaient pas favorables. Concédons donc que l'année 2007 était un désastre potager.
L'année 2008 sera donc une année carrément stressante car TEST. En effet, j'ai décidé de cogiter intensément pour créer un potager beau, pratique, astucieux et bien entretenu. Je vais donc faire travailler mon cher et tendre pour retourner encore quelques mètres cubes (pas plus de dix promis chéri), acheter mes graines, mes semences et mes plants, me ruiner en matériel in-dis-pen-sa-bleuuu, parler pendant des heures de ce qu'il faudrait faire, de ce que je voudrais faire et de ce qu'il devra faire le lendemain. Tout ça comme l'année dernière. La seule différence, c'est que si cette année je ne réussis pas à prouver à mon valeureux et costaud homme et à moi-même que je suis réellement capable d'entretenir un potager, je n'en referai pas l'année prochaine, ni l'année d'après, ni l'année d'après, ni celle d'après, ni la suivante... jusqu'à dans longtemps. L'enjeu est donc de taille.
J'ai donc pris les choses en main. Le catalogue des graines Baumaux d'un côté, mon Traité Rustica du potager de l'autre, un vague plan du potager sur la table, un stylo, et hop. Mission : sélectionner des fleurs/légumes pas trop gourmands en entretien (genre s'il faut passer six heures par jour à le bichonner, c'est éliminé d'office) mais beaux et utiles. J'ai abandonné par exemple la culture de céleri-rave, que j'aime pourtant beaucoup, en me disant que je n'en mangerais sûrement pas un par semaine et que vu que ça pousse plus ou moins sous terre, il y avait de fortes chances pour que je l'oublie dessous. Sélection drastique, donc. Et puis il faut que tout s'associe bien. Pas question d'avoir l'air bête en mettant deux légumes qui se détestent côte à côte et de se demander ensuite la bouche en coeur devant leurs cadavres ce qui n'a pas pu aller. C'est donc du solide que je fais, de la recherche fouillée. Et puis autant essayer de faire les choses comme il faut pour une fois, et de ne pas semer n'importe quand et n'importe comment.
En plus, je voudrais mettre des fleurs. A peu près partout. Au fond, sur les côtés, devant, au milieu, pour séparer les carrés, pour faire joli. Dans le potager, mais aussi de l'autre côté de la maison. Et puis contre le mur de clôture. Donc là j'ai découvert qu'il y avait des fleurs qui poussaient la première année, d'autres la deuxième, certaines qui repoussaient l'année suivante, tout ça. Bon j'avais des notions mais disons que c'était un vernis pas bien épais. J'ai découvert aussi que certains paquets de graines que j'avais acheté dans l'euphorie du moment ne fleuriraient pas si je ne bougeais pas mes augustes fesses pour les mettre en culture cette année pour l'année prochaine. Il allait donc falloir S'ORGANISER. Etre RIGOUREUSE. Parce que c'est joli les fleurs quand même, ça vaut le coup.
C'est un sacré challenge. D'autant plus que je suis enceinte. Pour l'instant pas beaucoup, mais d'ici au mois de juin, je ferai bien mes 7 mois et c'est un sacré bidon qu'on a à 7 mois. Et au mois de juin, c'est un peu le coup de feu au jardin. Sans parler de juillet, où je serai à 8 mois bien sonnés. En août, je ne serai plus à rien puisque mon cher petit bébé sera parmi nous. La plus belle des fleurs sans aucun doute. Une qui donne du mal à cultiver, ceci dit. Remarquez que mon manque d'enthousiasme au jardin l'année dernière a été contrebalancé par les soins intensifs portés à un adorable petit garçon de 1 an qui est devenu encore plus splendide, adorable, merveilleux, d'une intelligence ébouriffante, enfin la perfection même et qui a visiblement bénéficié de soins constants pendant l'hiver puisqu'à bientôt 20 mois, il est toujours aussi resplendissant, et même chaque jour un peu plus, ce qui est difficilement concevable tellement c'est dur d'améliorer la perfection mais qui est pourtant vrai. Je n'économise donc pas ma peine dans tous les domaines.
En même temps, puisque je serai très enceinte, je ne travaillerai plus. Donc au mois de juin, je serai certes grosse et difficilement mobile, mais je serai disponible. Contrairement à 2007 où je n'étais pas du tout disponible, enfermée toute la journée dans mon bureau qui n'était même pas encore aussi beau qu'aujourd'hui (baaaah la moquette verte). Et puis il pleuvait tout le temps. Cette année je suis sûre qu'il fera un temps magnifique, très chaud même, puisque je serai enceinte et que la chaleur m'indisposera.
En conclusion, le challenge de cette année est de taille. Je vais recopier le plan provisoire du potager sur un papier plus propre que l'immonde machin tout chiffonné à force sur lequel je l'ai pour l'instant fait et vous le scanner. Je recevrai avec gratitude les conseils éclairés des lecteurs plus au fait que moi (c'est pas dur) des choses du potager. La disposition des planches de culture est quasiment décidée, en fonction des rotations et tout, il me reste encore à choisir les fleurs que je vais mettre partout. Après je mettrai un autre plan avec des dessins de fleurs, en couleur et tout. Ce sera bien zoli. Après, c'est l'huile de coude qui fera la différence.


































