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Le retour des vacances est un moment propice pour reprendre le chemin de son blog, tout comme le chemin de l'école et du travail. D'ailleurs, j'ai toujours trouvé que la rentrée des classes était un moment tout aussi propice pour les bonnes résolutions que le 1er janvier. Je ne sais pas si je vous l'ai déjà dit, mais j'adore prendre de bonnes résolutions.

Le retour des vacances est en revanche un mauvais moment pour plein d'autres choses. Déjà, on revient. Bon, en fait non, revenir n'est pas une si mauvaise chose, j'avoue en grande confidence que le dernier jour des vacances, je ne pense qu'à une chose, c'est retrouver ma maison, même si je passe de super vacances. Il y a même des fois où je pense à repartir dès le 2ème jour, mais ça reste l'exception. Cette fois-ci, je trépignais comme les autres fois, et après la pénible épreuve du trajet en voiture (maman, pipi ! maman, j'ai faim ! maman, on arrive quand ? maman, un câlin ! mamaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan ! maman, j'ai fait tomber ma poupée ! maman, j'ai soif ! - bref), je ne vis que pour cet instant où j'ouvre la porte de la maison et où je peux enfin à nouveau regarder mon chez-moi. Le moment d'extase où on trouve que chez soi, finalement, c'est quand même vachement bien.

Juste suivi du moment où on voit avec encore plus d'acuité ce meuble affreux, la poussière qu'on n'a pas eu le temps d'aspirer avant de partir, la fichue trace de feutre sur le mur. Hum.

Mais surtout, ça ne dure même pas que ce que durent les roses. Le temps de pousser un soupir de plaisir, et voilà que la cavalcade arrive, jette ses jouets sur le tapis, envoie ses chaussures valser dans le salon, se met à hurler de joie en courant partout, précédant le fier papa qui vide le coffre et dépose tous les sacs en vrac dans l'entrée. On se dit qu'il est bien gentil de tout décharger tout de suite, malgré la chaleur et la fatigue et tout le reste, mais que bon, quand même, il en met partout et que maintenant, tout ce qu'on voit en lieu et place d'un havre de paix enfin retrouvé, c'est un amas de sacs. Et ça casse un peu le plaisir.

Et pour pouvoir avancer d'un centimètre, il faut vider les sacs, replier les habits restés propres avant de les ranger, résister à la tentation de tout balancer au lave-linge juste pour s'épargner la peine de plier (penser qu'après, il faudra tout étendre puis tout plier quand même, voire même carrément repasser certains trucs).

J'avais déjà livré mes pensées sur le bonheur d'être un orang-outang, je les maintiens, mais je m'élève un peu dans l'histoire de l'évolution en me contentant du brave Néanderthal, ou d'un autre homme préhistorique d'ailleurs : juste quelques colliers en os à trimballer autour du cou, ses fourrures sur le dos, et éventuellement une défense de mammouth ou deux, et surtout, aucune considération d'hygiène, de repassage et de pliage dans une armoire. Ah c'est sûr, il ne retrouvait pas son chez-lui avec la même béatitude que moi (surtout que sa machine à coudre ne lui avait pas manqué à la folie, à lui), mais au moins, il avait la tête légère.

Demain, si j'ai le temps entre deux séances de pliage de linge, je vous parle de l'autre plaie du retour de vacances.