Le souci, dans la vie, c'est qu'on ne peut pas tout avoir. Et encore moins tout de suite.

Mon souci, dans la vie, c'est que je veux tout, tout de suite. J'ai beau savoir que ce n'est pas possible, je ne peux pas m'empêcher de le vouloir. Et ça me fait penser au caviar, parce que finalement, j'en ai, du beurre, et que le caviar est pour moi ce truc assez inaccessible et pas forcément raisonnable.

Donc dans l'idéal, j'arrête mon boulot où je bosse toute seule toute la journée sur des trucs ennuyeux à mourir, je deviens une créatrice (riche et célèbre, on a dit caviar) de broderie et de tricot et de couture (allons-y gaiement, c'est mon rêve je vous dis), je rencontre plein de gens super intéressants (tant qu'à faire) et tout roule.

Mais dans la réalité, il faut continuer ce boulot ennuyeux à mourir, je n'ai pas encore concrétisé réellement les dizaines d'idées soigneusement consignées un carnet et j'ai peine à trouver du temps pour tout faire (sauf pour me plaindre, visiblement). Et je fais des robes toute ratées.

Mais comme il ne faut pas désespérer, comme mon chéri m'a dit qu'il m'avait acheté un petit cadeau ce midi et que c'est trop mimi, comme il m'a aussi dit au moment du succès du Western Lace Cowl : "j'ai toujours su que tu réussirais", comme il m'a dit la dernière fois qu'il était très fier de moi et de tout ce que je faisais (à part la robe de moine qui est son sujet de plaisanterie préféré - mais qui va en fait finir en coussin, elle me gonfle celle-là -), et comme finalement je suis un peu une petite ingrate parce que j'ai quand même plein de beurre et que c'est déjà très bien, je me remotive à fond et je me lance à moi-même le défi d'y arriver.

Et donc normalement, avant l'été, il y aura plusieurs modèles de broderie et de tricot disponibles... On y croit hein ?