Non, je ne vais pas vous parler d'épilation ou de mes soucis de pilosité (en plus, je n'ai pas de soucis de pilosité), vous pouvez rester là et continuer à lire ce message. Je voudrais vous parler des poils de certains animaux que j'ai rencontrés en vacances.

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Tout d'abord, facile, classique, les poils de mon ami alpaga que je vous ai montré la semaine dernière. Vous vous souvenez de sa petite tête sympathique ? Une vraie tête d'animal gentil, peut-être un chouia pas fute-fute mais tellement mignon. Et puis il faut le voir brouter avec dignité et concentration, sans daigner lever la tête pour vous regarder alors que vous vous approchez pour quémander une parcelle d'attention. Il se tient là, sur ses toute petites pattes, hautain et ruminant. Et parfois, il laisse des pelotes de poils sur une clôture. Et voilà ce que ça donne, l'alpaga avant la pelote. Un petit tas de poils longs et déjà vraiment, vraiment doux. Même si ça ne ressemble à ce stade qu'à une vieille perruque pourrie.

Ce qui est plus inhabituel, dans le tricot, c'est la laine... d'âne. Je suis sûre que vous n'en avez jamais entendu parler. En tout cas, je dois dire que rien de ressemblant n'est jamais parvenu jusqu'à mes oreilles, mais c'est peut-être parce que mes oreilles sont provinciales. La laine d'âne, voyez-vous, c'est inédit. En fait, ça n'existe pas. Il y a juste du poil d'âne.

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Ce n'est pas non plus n'importe quel âne qui me donne des idées tricotesques. Ce poil d'âne fait des paquets quand il tombe à l'approche de l'été et figurez-vous que même si c'est un peu rêche (on parle tout de même d'âne), c'est quand même très doux. Et quand je vois tout le poil qui reste à tomber sur cet âne, je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'il serait possible de faire quelque chose avec du poil d'âne. Après tout, si on va par là, on tricote bien du bambou (une plante en forme de tube), du coton (une petite fleur bizarre), du lin (encore une plante), toutes choses qui au premier abord ne font pas forcément penser aux aiguilles. Sans parler de la laine, bien sûr, pour qui les choses sont différentes. Qui voit un mouton sans penser à sa laine ? Personne. Personne qui tricote, en tout cas.

Voilà donc mes réflexions du moment. Je tricoterais bien de l'âne. Rigolo, non ?

Sur ces bonnes paroles, je m'en vais planter mes tomates !