23 février 2009
La fin de l'écharpe Mercredi & Cie
L'hiver touche à sa fin, les jours rallongent, le soleil revient, les températures repassent au-dessus de 0, le printemps s'annonce, et je finis mon écharpe. Un peu comme pour l'étole, un peu en retard. Mais moins, quand même.
C'est que c'est un peu long à tricoter une écharpe. Il faut faire le tour du cou une fois, puis deux, laisser retomber un peu de l'autre côté... Bref, on se coltine quand même 1m50 de mailles, ce qui n'est pas rien et qui représente pas mal de soirées. Je ne saurais dire combien de temps exactement il m'a fallu pour venir à bout de cette écharpe mais j'y ai consacré la majeure partie de mes soirées en décembre et janvier.
J'avais acheté la fiche et la laine à Créations & Savoir-faire en novembre et je m'y étais mise avec plaisir et détermination. Au bout d'un bon moment, la lassitude est tout de même arrivée et j'ai eu envie de faire quelque chose qui se finisse vite. C'est alors que le capuchon d'Alice a fait son entrée, puis l'écharpe de Romain, avec toutes les péripéties que l'on sait. Puis ces péripéties m'ont donné envie de retourner à quelque chose de facile et de reposant et j'ai fini l'écharpe en une soirée. Hop.
Naturellement, elle n'est pas tout à fait finie. Elle roulotte énormément et il faudrait que je la bloque au fer pour l'aplatir un peu... Les trois misérables points de riz de chaque côté n'y ont rien fait, ça torsade de tous les côtés, c'est joli comme ça en photo mais autour du cou c'est malheureux mais ça ne tient pas très chaud. Alors patemouille et fer, me voilà, sans aucun enthousiasme bien sûr. Il faudrait que je m'y mette pour pouvoir la porter quelques semaines avant de la ranger, tout de même. Ceci dit, vous ne trouvez pas qu'elle ressemble un peu (de loin) à une petite fleur de printemps, là en dessous ?
22 février 2009
Petite blouse cherche petit gilet
Parfois, un petit vêtement nous plait encore plus que les autres. Parfois, en plus de la taille mini-riquiqui, de la coupe adorable, de l'imprimé trop mignon, des finitions trop craquantes, il y a un petit quelque chose en plus qui fait que ce vêtement-là, on l'adore. Peut-être le fait qu'il soit porté avec grâce par une petite fille adorable qu'il rend encore plus belle.

(Non mais dis donc, elle n'est pas repassée cette blouse ! Oui mais c'est parce que je l'ai roulée en boule dans mon sac...)
Mais parfois, ce petit vêtement n'est pas tout à fait adapté à la saison. Comme une petite blouse légère en hiver, par exemple. Alors quelle est la conclusion logique : attendre pour la mettre qu'il fasse plus chaud ? Hors de question, c'est du 6 mois et quand il fera chaud, ma petite mettra du 9 mois, voire du 1 an. Non, non, la conclusion logique, c'est qu'il faut lui tricoter un petit gilet assorti, spécifiquement choisi pour cette blouse-là.
Alors on prend sa petite blouse, on la roule en boule plie soigneusement dans son sac et on l'emmène avec soi à la Boîte à Laine à Tours, une super boutique où le choix est GRAND et la dame super gentille. Et là, on choisit parmi toute la gamme LA couleur qui ira avec la blouse, sans même se soucier de la grosseur de la laine et sans même savoir quel modèle on va faire. On trouve son bonheur.
On se dit qu'on ne trouvera pas mieux assorti. On revient chez soi toute contente et on se met à chercher un petit modèle, on en trouve un exactement comme on voulait, avec un seul bouton en haut (pour qu'on voie la blouse quand même !) et des manches courtes, et on se rend compte qu'il se tricote en 3,5 et que sa laine se tricote en... 3,5.
Et là, on se dit qu'on a eu un sacré coup de chance. Et on pousse un ridicule petit cri de triomphe. Yes !!!
Allez, et maintenant, au boulot.
20 février 2009
Etole japonaise : ça avance
L'étole japonaise est toujours sur mon crochet, j'ai toujours aussi hâte de la porter autour de mon cou et de m'enfouir dans ce voile de douceur. Hâte, certes. Mais il va falloir se faire une raison.
Vu la vitesse à laquelle avance ma production, je ne pense même pas l'avoir pour cet été, comme je l'imaginais il y a quelque temps avec optimisme et naïveté, je pense plutôt que ce sera pour l'hiver prochain. L'avantage, c'est que dès les premiers froids, je serai prête. Avec une petite année de retard, mais qui le saura ?
En même temps, je ne regrette pas d'avoir finalement décidé de la faire moi-même (au lieu de demander à ma si gentille mamie de faire tout le travail...) car j'aime vraiment beaucoup ces petites fleurs. Elles sont très faciles et très agréables à crocheter, on ne pique jamais dans les mailles, à part la petite maille coulée à la fin du tour, c'est-à-dire 5 fois en tout, c'est gérable, même pour moi qui n'arrive décidément pas à choper le truc pour piquer de façon naturelle dans une maille sans m'acharner pendant une heure.
Et puis l'alpaga, c'est quand même du pur plaisir. C'est doux, c'est beau, c'est agréable, c'est chaud, c'est un vrai bonheur à crocheter, et un pur plaisir de voir le travail avancer et la fleur se constituer au fur et à mesure. D'ailleurs, j'avais pris de la surnaturelle à la Droguerie pour le rose clair que je ne trouvais pas en alpaga mais finalement, même si la surnat est très bien aussi (je la recyclerai dans un petit pull pour Alice...), ça ne vaut pas l'alpaga. Conclusion : il va falloir que je commande un chouia d'alpaga Pétale, je ne vois pas quoi faire d'autre. Voyez-vous autre chose ? N'y suis-je pas contrainte par la tournure des événements ? Si, je le savais.
Alors en attendant de finir ma fleur gris foncé (commencée ce matin pendant l'attente à la Préfecture), mes fleurs préférées, ce sont ces deux-là : Tourterelle et Couleur Inconnue style Raisin ou quelque chose d'approchant.
D'ailleurs, une autre bonne résolution 2009 : ne pas oublier le nom des alpagas.
18 février 2009
Emplettes à l'AEF
Hier vous aviez mon compte rendu de cette folle journée, aujourd'hui ce sera le bilan. A part l'envie de broder, de tricoter, de coudre et d'embellir ma maison, qu'ai-je ramené de l'AEF ? J'ai été bien raisonnable, cela faisait partie de mes bonnes résolutions 2009 et en février, il est encore un peu tôt pour les oublier...
Un assortiment de tissus Tilda de Panduro, j'adoooooooore ces couleurs...
Les rubans et galons qui vont avec, c'est si joli coordonné comme ça...
Un assortiment en rouge et rose aussi, un peu flashy mais j'aime bien ;o) j'imagine bien Alice dans une petite robe à volants avec ce tissu cet été...
Et pour finir, les tissus en pré-salon reçus par Brigitte qui nous en a fait profiter à ABCD'Air.
Qu'ils sont beaux mes tissus Tilda...
17 février 2009
L'aiguille en fête, c'était jeudi !
Un peu en retard pour ce compte rendu, mais le voici enfin !
Après une heure de TGV, une grosse demi-heure de métro et un arrêt pour acheter en catastrophe une ceinture parce que mon pantalon me tombe (presque)sur les genoux, me voilà vers 11h30 Porte de Pantin, sur le parvis de cette immense Grande halle qui nous attend. L'aiguille en fête, enfin !
Le premier constat que j'ai fait en arrivant, c'est que c'était grand. Le deuxième constat que j'ai fait, immédiatement après le premier, c'est que c'était absolument bondé. Je ne pensais pas qu'il y aurait tant de gens un jeudi, un jour de semaine, mais je me suis bien trompée et je le saurai pour l'année prochaine, les RTT ont tout changé !!! La Halle est plus que pleine et à peine entrées, un souffle chaud et comme une vibration de foule nous a saisies.
Ma maman m'a suggéré de faire un premier tour et de revenir ensuite voir plus en détail les choses qui nous intéressent. Cela m'a semblé être plutôt une bonne idée sur le coup, vu la taille de la Halle et le nombre de stands, mais il s'est en fait avéré que c'était un mauvais choix. Monumentale erreur, dirais-je même. Pauvre maman, elle ne savait pas ce qui nous attendait. C'était ça :
C'est immense !! Et avec la foule, ça paraît encore plus grand, parce que le chemin ne se compte pas en mètres, mais en minutes et en nombre de personnes dans les allées. J'en profite d'ailleurs pour remercier gracieusement toutes celles qui n'hésitaient pas à donner de grands coups de coude à droite et à gauche, à celles qui passaient comme des tanks dans les allées (sauve qui peut sur les côtés), bref, à toutes celles qui mariaient politesse que délicatesse avec une rare harmonie.
Malgré la taille, malgré la chaleur, malgré les bousculades, nous avons tout de même pu faire de belles découvertes. Je n'ai pas pris de photos des stands car je sais que les exposants sont souvent assez susceptibles sur ce sujet et puis honnêtement, je ne me sentais pas le courage de pousser trois douzaines de personnes pour avoir une vue un peu dégagée...
C'était vraiment le salon de la broderie et du patchwork cette année. Enormément de stands de broderie, beaucoup de choix, de diversité, mais j'avais pris la résolution de ne plus rien acheter (ou presque) en broderie alors je suis restée sage et je n'ai pas trop regardé, même si j'ai adoré admirer les murs couverts de broderies... un pur plaisir des yeux. Enormément de patchwork aussi, beaucoup de tissus, de kits de patch aussi, mais à force c'est quand même toujours un peu la même chose. Je vais toujours vers les mêmes couleurs alors je finis par tous les avoir, et puis j'étais un peu lassée. Heureusement, j'avais fait un pré-salon avec Brigitte qui avait reçu en exclu plein de coupons...
J'ai été très amusée par un stand Knit Big : des aiguilles absolument énormes (vous voyez un bras ?) qu'il faut manier avec les deux mains en entier, de la laine en proportion, et un tricot qu'il faut porter avec force et muscles ! Ah, c'est sûr que ça monte vite avec des aiguilles 30...

Sew it all et ses coupons de toutes les couleurs
J'ai adoré le stand Atalie, mais j'adore de toute façon alors ce n'était pas une surprise. Tout est fin et délicat, les couleurs douces et sublimes, bref, j'aime. J'ai eu un coup de coeur pour une nouveauté, Rosaria, une petite pochette brodée sur du lin chocolat avec un fil (pas encore sorti, c'est une exclusivité du salon pour l'instant !) Perlé, qui va du marron très clair au rose clair. Sur le salon, la broderie était montée en pochette mais aussi en petite boîte, j'ai vraiment beaucoup aimé. Il y a des fleurs en ruban au milieu mais je n'aime pas trop (désolée Madame Atalie de vous l'avoir dit un peu crûment... J'ai réalisé après coup que cela n'avait pas dû lui faire très plaisir... mais c'était très joli quand même hein !).
J'ai découvert Marie Suarez, son stand était rempli de belles choses, mais il y avait une foule archi-compacte devant et on en était encore à notre tour préliminaire, alors on ne s'est pas attardées. J'ai quand même demandé sa carte, au cas où je n'aurais pas le temps de repasser, bonne idée...
J'avais la ferme intention de revenir du salon avec un modèle et de la laine pour tricoter un gilet ou un pull pour Romain. Pour les filles, ce n'est même pas du challenge de trouver un joli modèle, il y en a partout, ça regorge de jolies choses, la difficulté est de choisir. Pour les garçons, on est plutôt dans le truc inverse, la difficulté c'est de trouver quelque chose de joli. Il y avait un stand Phildar et un stand Rowan, je m'étais dit qu'en mariant les deux, j'arriverais bien à trouver un modèle sympa et une belle laine, mais... Pour garçon, toujours mission presque impossible de trouver, et pour les laines, c'était un peu hors de prix et les couleurs ne me plaisaient pas forcément. Bref, je me suis rabattue sur deux catalogues Phildar, mais pas de laine.
Et enfin, le stand Panduro avec tous les tissus Tilda. Là, mes yeux ont vraiment pétillé pour la première fois depuis le début du salon. C'était nouveau, c'était très joli, c'était aussi archi-bondé mais ça valait le coup d'attendre un quart d'heure pour payer.
Voilà voilà... Je suis sûre que j'en oublie beaucoup au passage, mais finalement c'est ce que je retiendrai de cette journée : bruit, agitation, chaleur, monde, mais aussi immense salon avec un nombre incroyable de stands. Je n'ai pas trouvé sur le salon d'inspiration, d'idée spécifique, mais j'en suis repartie avec une envie renforcée de broder, de tricoter, de coudre, de rendre ma maison belle avec ces belles choses. Et finalement, c'est plutôt l'essentiel non ?
Demain, les achats que j'ai faits...
13 février 2009
Trico'Treize - Episode 2
Ce vendredi 13 est finalement arrivé beaucoup, beaucoup plus vite que je ne pensais. J'avais pourtant commencé à réfléchir à mon petit devoir mensuel bien à l'avance. Comme je n'avais pas pu satisfaire aux exigences en janvier, je voulais rectifier le tir et présenter un beau tricot bien fini, bien beau, bien tout ce qu'il faut. J'avais jeté mon dévolu sur les Endpaper Mitts qui m'avaient plus que tapé dans l'oeil et je me réjouissais de porter bientôt de chaudes et belles mitaines sur mes petits doigts tout froids. Mais il s'est avéré que tricot en rond + jacquard, c'était un peu trop pour tout débuter ensemble. Après avoir passé vingt minutes à essayer de comprendre les explications, j'ai laissé tomber.
Pas grave, je voulais faire une écharpe pour Romain, c'est donc elle qui est devenue mon projet Trico'Treize. Cette écharpe devait être grise au départ, selon la demande expresse de Romain, puis il s'est avéré - après l'achat de la laine bien sûr - que Môssieur la voulait finalement très rouge et avec pas de gris du tout. Nouveau délai le temps de m'exécuter et d'aller acheter une laine très rouge. Et puis là, le drame.
Je crois que la malédiction du vendredi 13 existe vraiment. Cette petite écharpe de rien du tout, avec une torsade et du point de riz, s'est avérée un calvaire incroyable. Parce qu'aucune combinaison ne me plaisait. Parce qu'après cette histoire du rouge, Romain a voulu que je mette du gris dedans aussi. Jacquard, me voilà. Oui, mais comment ? J'en ai rêvé la nuit, j'y ai réfléchi des jours entiers, pas moyen de trouver comment caser son gris. Rayures, je n'avais pas envie. Lignes dans la hauteur, j'avais bien envie mais je n'arrive pas à comprendre comment faire quand on monte les mailles pour réunir les deux morceaux (si quelqu'un peut me dire, je le remercie d'avance !!). Jacquard, ça ne marche pas avec du point mousse et du point de riz. Et même finalement les rayures, ce n'est pas possible avec le point de riz. AAAAAAAAAAAAAAAAH !
Je l'ai défaite un nombre incroyable de fois, et d'ailleurs, je crois bien qu'avec celle d'aujourd'hui ça va faire 13 fois. Dingue non ? Mon trico'treize à moi, défait 13 fois. A chaque fois, il y avait quelque chose qui n'allait pas. Le nombre de mailles, trop petit, trop grand. Le point utilisé en bas, pas comme je voulais. La répartition des mailles entre point de riz, point mousse, torsade, jersey envers, pas bonne. Un nombre inégal de mailles de part et d'autre de la torsade. La torsade qui ne me plait pas. La torsade dont les explications sont pourries et qui m'a fait défaire trois fois à elle toute seule. Et tout ça, sans compter les fois où je n'ai défait que deux ou trois rangs, sans tout arracher des aiguilles. Et sans compter les fois où, tout simplement, elle ne me plaisait pas. D'ailleurs, la version la plus achevée (ci-dessous) et qui a été détricotée hier soir ne me plait toujours pas.
Du coup, là, je dois dire que cette écharpe, elle me reste un peu en travers. Ca devait être un petit projet tranquille, agréable, facile et rapide, parce que j'aime bien les torsades, et voilà que ça s'est transformé en galère incroyable. Maintenant, je cherche un joli modèle de torsade, ni trop grande, ni trop petite. Et je vais abandonner le point de riz pour le point mousse, puisque pour les rayures que je vais faire, le point de riz est inutilisable.
Alors les amis, je crois que je vais me calmer sur autre chose et reprendre l'écharpe dans quelques jours seulement. Pour le Trico'Treize de février, je rends ma copie dans quelques jours, promis, et pour celui de mars, je m'y prends dès que j'ai fini l'écharpe, ce qui me laisse le temps de défaire au moins 50 fois.
11 février 2009
L'Aiguille en fête c'est demain !!
Wouhouuuu !!! Depuis le temps que je trépigne, ce grand jour est enfin (presque) arrivé. L'Aiguille en fête, c'est demain, enfin ! Ma dernière édition date du printemps 2005, alors que j'étais encore jeune, insouciante et libre, c'est-à-dire sans enfants... Pour l'édition 2006, j'étais enceinte et je ne me voyais pas emmener mon énorme bidon précieux dans toute cette foule. Pour 2007, je n'avais tellement pas de temps que je crois n'avoir même pas pensé au salon. Pour 2008, j'étais à nouveau enceinte (quelle manie décidément), encore raté. Et maintenant, 2009, me voilà !!!
Au programme, pour ces retrouvailles tant attendues, un peu de tout : broderie, tricot, couture, patchwork, crochet, librairie... quelle merveille, tout m'intéresse ! Tout en restant raisonnable sur mon budget, je compte bien profiter de l'occasion pour faire le plein. On ne trouve pas de tout partout et si je trouve...
J'aimerais trouver des modèles de tricot et de la laine, des tissus d'habillement (y en aura-t-il ?), un peu de tissu patch aussi, feuilleter quelques livres qui me tentent depuis un moment, et puis surtout, trouver l'inspiration, de nouvelles idées, de nouvelles envies. Sur les salons les stands regorgent de belles choses qui ne donnent pas forcément envie d'acheter exactement le kit ou le modèle, mais qui donnent l'idée et qui font tilt.
Demain, c'est donc le grand jour... J'emporte mon fidèle appareil photo qui a finalement survécu à mon accident de voiture et qui s'est remis à fonctionner après une période de convalescence durant laquelle je croyais que c'était bel et bien fini, j'espère pouvoir prendre des photos du salon et des stands (toujours un peu délicat...)... Le compte rendu en images vendredi !
09 février 2009
Salade de fruits pour boulimie de vitamines
Depuis ma grippe et ma mini-gastro, je n'ai plus envie de manger. J'ai faim, je mange, mais je n'ai envie de rien. C'est à peine un casse-tête quand on doit préparer à manger pour toute la famille, d'ailleurs. En fait, j'ai envie de manger des légumes cuits à la vapeur et ensuite un peu rôtis au four, avec une petite sauce toute légère juste pour napper, style un bouillon un peu réduit. Et surtout, surtout, des salades de fruits.
Pas de chance, en hiver, il n'y a pas beaucoup de fruits. Pommes, poires, bananes, kiwis, on a vite fait le tour. Les bons jours, on peut ajouter de la mangue, de l'ananas. On peut aussi mettre des oranges, mais je n'aime pas trop les agrumes dans les salades de fruits, à part l'indispensable petit jus de citron (ou de citron vert, miam). Alors damned, que faire ? De la salade de fruits, pardi. On ne va pas se priver juste parce que tout a la même couleur. Et quand on trouve, on agrémente.
Voilà ma salade de fruits de vendredi : pommes, poires, bananes, les inévitables, plus kiwis et le guest star du jour : le pitaya, le fruit du dragon, dont le nom me fait mourir de rire et dont la simple évocation me donne l'impression qu'on va se battre dans ma coupe de pommes. En plus, il a une sacrée allure, rose fushia, super tendance, et avec ses espèces de feuilles pointues trop classe. Bon par contre, il m'a coûté les yeux de la tête (16 € le kilo, ça va vite, surtout que ça pèse dans les 350 g) et il n'avait pas plus de goût que ça. Pour être honnête, il n'avait même pas de goût du tout. Mais la texture était agréable. Et il paraît qu'il est plein de vitamines.
Vous coupez tout ça en morceaux, là-dessus vous ajoutez un trait de sucre de canne liquide (mmmmhmm Canadou mon amour), le jus de citron et hop ! Avec des petits sablés c'est tout simplement trop bon. Si je pouvais, je me nourrirais exclusivement de ça en ce moment. J'ajouterais bien des framboises surgelées la prochaine fois, tiens...
06 février 2009
Alpaga + plumette = GRR à venir
Rhaaaaa... je ne me lasse pas de regarder ces pelotes. J'ai hâte de les mettre sur mes aiguilles. Alpaga heu... quelle couleur déjà ? Et plumette marron glacé de La Droguerie font bon ménage. Je sens presque le désormais mythique Gilet à rangs raccourcis sur mes épaules. Comme pour l'étole, ce sera des lustres après tout le monde, mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais et puis finalement, un must-have reste bien un must-have, même six mois après non ? Non ? Tant pis. De toute façon, je compte bien le porter plus qu'une saison. Et si j'en crois mes fidèles baskets dont la semelle finit par être quasiment invisible au bout de quatre années d'intensifs bons et loyaux services à mes pieds, quand j'aime, je ne compte pas le temps qui passe.
Pour peaufiner la Twin Touch, j'ai pris la même chose pour Alice. J'aime l'idée que cette petite soit habillée comme moi. Même si pour l'instant, à part le capuchon, que je n'ai d'ailleurs pas fait en double pour moi (mais tiens, c'est une idée, je me vois si bien avec une ample capuche un peu style Kate Winslet dans Raisons et Sentiments...), tous les projets sont encore dans les paniers. Mais il ne faut pas désespérer, ma fille, un jour vous serez vêtue fort élégamment et votre chère mère ne déparera pas.
Un jour, cette brave maman dévouée prendra le temps d'aller dans les magasins se refaire une garde-robe et de jeter ses vieilles frusques. Elle en profitera sûrement pour passer chez le coiffeur, pour se maquiller plus régulièrement, pour ne pas laisser ses méchants sourcils repousser en traîtres (gasp la vision d'hier avec les poils du yéti partout) et alors on ne dira plus : "mince, c'est dommage, Alice était très bien sur la photo, dommage que tu sois ratée", ratée étant le mot poli que nous avons trouvé pour dire que je ne suis pas coiffée, pas maquillée, mal habillée et tout et tout. En même temps, comme Alice me régurgite dessus à peu près 325 fois par jour, j'évite de mettre mes plus beaux vêtements à la maison.
Ah, la vie de jeune maman n'est pas un long fleuve tranquille. Ceci dit, tant mieux, je crois qu'il y a plein de bestioles près des fleuves tranquilles.
02 février 2009
Un capuchon pour Alice
Alice avait bien un (deux, trois, quatre) bonnet, tricoté avec amour par sa grand-mamie. Il était très beau, lui allait à merveille, mais avait un défaut : il laissait ses petites oreilles à l'air. J'essayais bien de l'emmitoufler dans son écharpe pour coincer son bonnet en place, mais pas moyen. Et tous les trois pas, on s'arrêtait pour remettre le bonnet sur les oreilles. Cela m'a légèrement agacée à la longue et j'ai décidé de reprendre les choses en main.
J'avais vu ce capuchon il y a quelque temps et je l'avais trouvé très mignon. A force de m'arrêter tous les trois pas, je suis devenue légèrement obsédée des oreilles et j'avais tout de suite remarqué qu'elles étaient étonnamment bien protégées de cette manière. Puis j'ai acheté les Tricots intemporels d'Astrid Le Provost, où l'on voit cet adorable petit capuchon avec le chauffe-coeur assorti. Je me suis dit qu'il était largement temps de sortir les aiguillles pour que ma fille ne soit plus indignement exposée à tous les vents.
J'ai fait un mix des deux modèles : je voulais que le capuchon soit assez large pour retomber sur les épaules et servir en même temps d'écharpe, j'ai donc suivi plutôt le modèle de Fred pour la largeur. Mais je ne voulais pas tricoter en aiguillles n°20 (!!!) ni en côtes, parce qu'Alice a tout de même une tête minuscule de bébé de 6 mois. J'ai donc suivi le modèle des Intemporels avec les bordures en point mousse et les boutonnières tous les 8 rangs. Et voilà le résultat !
Et voilà les oreilles bien couvertes !!!!!
Petite déception : j'ai tricoté les 12 premières mailles du rang en point mousse pour faire une large bordure plate sur les côtés, mais ça ne rend finalement pas terrible. Seulement 5 mailles de chaque côté en point mousse suffiraient largement.
Note sur le Debbie Bliss Alpaca silk aran : les pelotes sont magnifiques, absolument superbes, douces, gonflantes, chaudes, j'ai carrément eu le coup de foudre dans la boutique. C'est un fil plutôt agréable à tricoter, même si je trouve qu'il "colle" aux aiguilles, et en 5 ça monte assez vite. Par contre, il faut prévoir deux pelotes pour ce capuchon car il n'y a que 65 mètres pour 50 grammes. Heureusement que j'avais pris deux pelotes (merci le coup de foudre), sinon je serais tombée en rade à la moitié du capuchon... mais du coup Alice a eu un capuchon bicolore !
Pour faire le capuchon, un petit tuto tout facile :
Aiguilles n°5, monter 75 mailles.
Tricoter 5 rangs au point mousse en faisant au 4ème rang une boutonnière à 12 mailles du bord de chaque côté (12 m., 1 jeté, 2 m. ens., tricoter le rang puis 2 m. ens., 1 jeté, 12 m.).
A partir du 6ème rang, tricoter les 5 (j'ai fait 12 mais je conseille donc 5) premières et dernières mailles du rang au point mousse et le reste en jersey, en faisant une boutonnière tous les 8 rangs à 12 mailles du bord.
A 20 cm environ de hauteur totale (à ajuster en fonction de la tête du bébé !), rabattre les mailles.
Procéder comme expliqué sur le site de Fred en cousant l'arrière de la capuche. Passer un ruban dans les boutonnières.




























