Vous croyez que je suis revenue, hé ben non, toujours pas. C'est TOUJOURS la course à la minute ici et je ne cours visiblement pas assez vite pour les rattraper. Mais qu'importe ! Vous n'êtes sûrement pas inquiets pour mon équilibre alimentaire, après avoir pu constater à quel point je me débrouillais comme une chef avec ma purée Mousline, mes lasagnes surgelées et mon chili con carne en conserve. Je vous fais un petit post style post-it, avec plein de petits trucs en vrac (d'où le titre, n'est-ce pas).

Je tiens tout de même à signaler pour ma dignité que j'ai moi-même cuisiné pour mon fils ce week-end, vivivivi, et même que j'ai laissé des petits morceaux paske maintenant il commence à avoir des dents partout et qu'il arrive un peu à mâchouiller des bidules plus robustes qu'une pomme de terre écrasée ou qu'une banane bien mûre. D'ailleurs, grande nouvelle, les repas prennent une tournure différente puisque maintenant, Môssieur veut manger tout seul comme un grand. La technique n'est pas encore tout à fait assimilée et il est possible à un oeil averti de surprendre quelques jets de yahourt. De même, un esprit observateur ne manquera pas de remarquer l'éponge et le rouleau de sopalin stratégiquement disposés vraiment à portée de main. Toutefois, les grandes révolutions ne se font pas sans casser d'omelettes, il faut donc se résoudre à supporter stoïquement les petites coulées de purée et à établir un planning de lessives plus dense pour écouler les jeans et les pulls délicatement redécorés de vert épinard ou de orange carotte. Après tout, c'est peut-être une brillante carrière d'artiste qui se profile pour lui.

Je signale aussi que mon fils est fan de courgettes, aussi bien cuites que... crues. Hé oui. Ainsi que les haricots verts crus (en saison). La courgette est donc un ingrédient clé des recettes bébé. Pendant que je les prépare pour leur cuisson (je les coupe en petits dés pour qu'ils cuisent très vite, ne souffrent pas et ne perdent pas leurs vitamines), je réserve une tranche de courgette crue que je découpe en mini morceaux et que je donne au petit mouflon qui tourne autour de moi en essayant par tous les moyens de m'arracher à mon occupation pour que j'aille plutôt lui lire une histoire, lui expliquer comment crient les mouettes ou l'emmener dehors (par une pluie battante). La courgette l'amadoue (tiens, en passant, c'est trop fort comme mot, "l'amadoue", il faudrait que je trouve un jeu de mot avec, un truc brillant et raffiné). Je vous livre cette fine astuce, au cas où vous pourriez gagner 3 minutes de tranquillité pendant la préparation des repas.

Bon, pour nous, on a prévu cette semaine des nems aux poires et à la fourme d'Ambert, que j'ai vus dans un magazine qui est sorti ce mois-ci mais je ne sais plus lequel (merci pour l'info). L'association poire/fourme n'est pas originale (dixit mon cher et tendre qui est assoiffé de nouveautés mais qui se méfie si ça a l'air un peu trop bizarre)(surtout si c'est vert) mais elle est super efficace et j'espère que les nems seront réussis. Si j'osais, je dirais qu'on nem les poires à la fourme. Voilà, c'est fait. J'ai osé.

Petite note au sujet de la mousse au chocolat : suite à une tentative intéressante d'oublier la moitié des oeufs de la recette, je signale qu'il est vraiment important d'intégrer le nombre d'oeufs requis pour que la mousse puisse recevoir son agrément "destiné à la consommation humaine", voire même animale parce que je doute que mon chat en ait voulu. Pour 200g de chocolat, il est impératif d'incorporer au moins 4 oeufs, et je pense qu'avec 2 blancs de plus ce serait plus léger encore.

Petite remarque à l'attention des jeunes mamans : si vous avez votre bébé dans les pattes, triplez le temps de préparation indiqué sur la recette. De manière générale, il faut déjà ajouter de 10 à 30 minutes au temps indiqué (forcément, ils disent dans les ingrédients : "300 g de carottes épluchées et en rondelles; 6 oignons hachés finement ; 200g de viande cuite et mixée"... et j'en passe). Avec un bébé, on peut carrément tripler directement. J'ai fait un gâteau tout bête, des brownies au chocolat blanc (argh pas de photo, pour une fois que je fais un truc, c'est la honte) (je vous donnerai la recette une prochaine fois, c'est super bon mais alors prévoyez de manger plutôt léger le matin et le jour précédent, ainsi que le jour suivant, sinon vous marcherez sur votre estomac lesté par cette brique compacte). Temps normal de préparation : environ 20 minutes. Temps réel de préparation avec option loupiot qui réclame sa maman sans arrêt : plus d'une heure. Voilà.

Je crois avoir fait à peu près le tour des trucs en vrac que je voulais dire. J'ai naturellement des foules de choses intéressantes à vous raconter mais les foules de minutes semblent s'être éclipsées et se faire aussi discrètes que les métros un jour de grève. J'ai déjà réussi à en capturer quelques unes pour vous prouver aujourd'hui que je n'étais pas morte (ouf) et que quelque part, je poursuivais une vie aussi remplie que fatigante. J'ai encore quelques livres de cuisine à vous commenter, notamment le livre de Cléa, Quinoa, qui est très beau, très bien fait et très bien rempli, ainsi que le livre de Mercotte, très complet et très intéressant aussi. Tout ça pour une prochaine fois !