Les repas complets les soirs de semaine, nécessitant une préparation dépassant les 15 minutes cuisson comprise, sont un très lointain souvenir du temps où nous étions deux jeunes tourtereaux insouciants. Depuis qu'un petit bébé innocent nous a transformés en parents pleins de responsabilités, toutes ces notions de petit plat mijoté amoureusement pour un petit dîner sympa et équilibré en fin de journée de travail fatigante sont désespérément obsolètes. Enfin, la fin de journée de travail fatigante est toujours d'actualité, mais le repas mitonné est mort et enterré.

Là où le génie de mon humble personne éclate sans conteste, c'est que malgré tous ces terribles déboires, les deux ex-tourtereaux insouciants arrivent tout de même à ingérer des aliments en quantité suffisante pour subsister. Exemple : samedi soir, je devais faire une tarte aux poireaux mais comme on n'a eu de répit que vers 21h quand on a couché notre rejeton chéri, on était assez moyen motivés. Comme il fallait tout de même manger et qu'en plus la pâte allait se périmer 2 heures 43 plus tard, et comme il y avait des pommes plutôt proches de la limite de comestibilité mais encore largement présentables, je nous ai enveloppé tout ça dans la pâte, avec du beurre salé au milieu, du sucre et de la cannelle, doré au jaune d'oeuf, et hop ! Au four. Verdict : c'était dé-li-cieux. Même que je vais racheter de la pâte EXPRES pour en refaire.

Autre exemple, peut-être moins révélateur : hier soir, c'était le désert de Gobi dans le frigo. Rien du tout, mais alors rien. Comme il était également 21h et que j'étais crevée, je n'avais même pas envie d'éplucher une carotte. Résultat : je nous ai mitonné une merveilleuse purée Mousline. J'ai ouvert le sachet moi-même et tout. Et j'ai même eu le courage d'ajouter du beurre salé et du gruyère. Quel talent.

PS : promis je reviens avec un truc plus sympa la prochaine fois : du chili con carne en boîte. (non, pas taper !)