J'adore les cookies, les gâteaux, tous les petits machins super bons, croquants, fondants, délicieux et magnifiques, qu'on découpe dans des petits lapins, des sapins, des ronds, des carrés, des étoiles, des machins et des bidules. Le seul problème, c'est l'étalage. Je n'aime déjà pas des masses étaler la pâte au rouleau, parce que je n'arrive jamais à obtenir une surface lisse, égale, correspondant au poil près à l'épaisseur recommandée dans la recette. En général, c'est un peu gondolé, ça se déchire sur les côtés, il en reste des morceaux sur le rouleau et il y a des endroits de 1mm et d'autres de 8 mm.

Emporte_pi_ces_1Emporte_pi_ces_2

Mais ce n'est que le début. Une fois passée l'épreuve de l'étalage, on passe à l'amusante étape du découpage avec tous les petits emporte-pièces rigolos qu'on a trouvés. Plus les formes sont tarabiscotées, plus c'est drôle. Oooooh les petites oreilles du lapin, comme elles sont mignonnes !! OoooOOh, les petites papattes du rhino, c'est trop chou !! Oui mais NON. Au moment de décoller toutes ces formes, paf, voilà le drame qui pointe son nez : les formes restent collées au plan de travail, les oreilles et les papattes se désolidarisent du reste du corps et on se retrouve avec des rhinos cul-de-jatte et des lapins sans oreilles. On lutte, on reconstitue les corps, un lapin hérite de papattes de rhino, un rhino apprend à marcher sur des oreilles de lapin, tout le monde y met du sien, c'est bon, première fournée, ok.

Emporte_pi_ces_3Emporte_pi_ces_4

Et là, misère de misère, il faut recommencer !!! Le propre de tous ces insupportables emporte-pièces est de laisser plein de bouts de pâte inutilisés. Et hop, il faut tout ramasser, faire une boule, recommencer à étaler, et ainsi de suite. Je DETESTE tout ça. Ajoutez un bébé qui réclame de l'attention et qui vous tape avec insistance sur la jambe pour que vous lui lisiez son petit livre, plus un peu de stress de laisser cramer ses précieux biscuits, plus le chat qui subitement saute sur le plan de travail et commence à boulotter votre pâte, et deux ou trois autres bricoles qui tombent précisément à ce moment, vous avez le tableau total.

Autant le dire tout de suite, je fais très rarement des cookies, biscuits et autres gâteaux nécessitant l'intervention d'emporte-pièces. Pourtant, j'adoOoOoOre les biscuits, cookies et autres gâteaux de ce style. Pourtant, j'adoOoOoOore les petits emporte-pièces, j'en ai toute une collection qui dort au fond de mon placard et j'en rachète régulièrement parce qu'ils sont trop mignons quand même. Vous avez compris où ça coinçait.

Roulette

Chers amis, j'ai trouvé ce week-end la solution à mes problèmes. Enfin, pas à celui de mes emporte-pièces qui vont vraisemblablement rester encore quelque temps dans leur placard, mais à celui des cookies et consorts. La ROULETTE, mesdames et messieurs.

Ce merveilleux instrument permet de découper dans une pâte (pour l'étalage de la pâte, le problème reste entier mais il faut faire des efforts), en supprimant le problème des oreilles qui restent collées et celui des morceaux de pâte à rebouler. On fait des traits rectilignes, en formes variées (même si pas illimitées et fort peu lapinesques, c'est LE défaut de la méthode à la roulette), carrés, rectangles, triangles, losanges, parallélépipèdes, octogones, hexagones, et tout ce que la géométrie peut receler de merveilles, en choisissant naturellement des formes qui s'imbriquent les unes dans les autres sans laisser de bout vacant. Et hop, une grosse partie des problèmes est résolue. Merci qui ?

Emporte_pi_ces_5